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 «Kenza, ma fille, ne pleure pas!»

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tikka
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MessageSujet: «Kenza, ma fille, ne pleure pas!»   Jeu 28 Mai - 9:55

PRÉSENTATION DE LA PIÈCE LES VIGILES À TIZI OUZOU

Omar Fetmouche s’est inspiré autant par le roman Les Vigiles de Tahar Djaout que par la chanson Kenza de Lounès Matoub. Le résultat était positif puisque mardi dernier, dans la grande salle de la Maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, l’émotion était à son comble. Par moments, il était même difficile de retenir ses larmes. La touche de Omar Fetmouche a été énorme dans cette pièce, produite par le Théâtre régional de Béjaïa.
C’est que Omar Fetmouche a, en premier lieu, adapté le dernier roman de Djaout publié de son vivant mais, en même temps, il a pu adjoindre à la trame du récit sur la bureaucratie, des images expressives sur l’étape des années du terrorisme ayant endeuillé notre pays. Un peu comme l’avait fait Lounès Matoub dans Kenza (sortie en 1994), Omar Fetmouche a inclus parmi ses personnages une petite fille, se prénommant Kenza, et qui a l’âge de la fille de l’écrivain à l’époque de son assassinat. Au fur et à mesure que l’on avance dans la pièce, les lumières s’éteignent et Kenza fait son apparition avec un livre. Elle lit alors, à chaque fois, un passage qui n’est pas forcément en relation avec la situation à laquelle est arrivée la pièce. Mais Omar Fetmouche, en adaptateur compétent, a réussi à maintenir la cohésion du spectacle avec des techniques auxquelles les décors ne sont pas étrangers. Les quelques moments d’humour ont certes pur arracher des rires à l’assistance, mais la pièce de théâtre Les Vigiles est beaucoup plus une sorte de recueillement à la mémoire des victimes du terrorisme.
La sortie de la pièce à l’occasion de l’anniversaire de l’assassinat du poète d’Oulkhou est l’occasion de plus pour faire de cette nouvelle production un élément qui servira sans doute à perpétuer le devoir de mémoire et une façon originale de lutter contre l’amnésie.
A la fin de la pièce de théâtre, on constate que la salle est extrêmement émue, car Fetmouche fait intervenir un refrain célèbre de la chanson de Lounès Matoub: Kenza, ma fille des voix féminines interprètent en choeur des extraits du texte du poète le plus engagé que l’Algérie a enfanté: «Certes, si le corps se décompose, la pensée, elle, ne meurt pas, si les cols à franchir sont âpres, à l’épuisement nous trouverons un remède, et s’ils anéantissent tant et tant d’étoiles, le ciel, lui, ne s’anéantit pas.» Au fur et à mesure que la chanson du Rebelle est interprétée, les photos de quelques victimes du terrorisme défilent sur un écran installé en arrière-plan de la scène. On y voit le sourire timide de Saïd Mekbel, le regard prégnant de Smaïl Yefsah, la moustache typique de Tahar Djaout, le visage de Djilali Liabès et tant d’autres.
On constate bien qu’en adaptant le roman de Tahar Djaout, Omar Fetmouche n’a pas du tout versé dans la facilité. Il a accompagné l’histoire racontée par l’écrivain, par une succession d’innovations ayant permis à la pièce d’être, en même temps, un retour sur le roman mais aussi un saut vers un passé récent qui en l’absence d’initiatives telles celles de Omar Fetmouche, risque de tomber dans les serres de l’oubli. Le mérite des comédiens du Théâtre régional de Béjaïa ne doit pas être occulté, car ils ont été à la hauteur. Qu’il s’agisse de Mounia Aït Meddour, Wissam, Rachid Maâmria, Kamel Chamek, Belkacem Kaouane, Farid Cherchari, etc. Tous ont fait de leur mieux pour ne pas décevoir un public tizi-ouzouien qui franchement a souhaité que la pièce soit jouée en kabylie, d’autant plus que cette dernière a été l’oeuvre d’un théâtre où l’accès aux deux langues arabe et berbère, est acquis. L’arrivée de l’écrivain et traducteur Djilali Khellas, dans la salle a constitué un autre moment fort.
Cet homme de culture, ancien ami intime de Tahar Djaout, est monté sur scène pour dire combien l’assassinat du poète kabyle avait été douloureux. Il est revenu sur le jour où fut enterré Djaout à Azeffoun. C’était un jour maudit mais la fidélité à la mémoire de Tahar Djaout, grâce à des hommes comme Omar Fetmouche et à son équipe, fait que l’auteur des Vigiles peut reposer en paix. Une paix que tous les présents, mardi, à Tizi Ouzou, ont souhaité aussi à l’Algérie.

Aomar MOHELLEBI
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adhrar
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MessageSujet: Re: «Kenza, ma fille, ne pleure pas!»   Jeu 28 Mai - 15:08

merci mill merci tikka pour cette video ,et merci aussi de penser a tahar djaout qui 'est le premier journaliste assaaainé par des sangliants qui ne pense qu'a detruir ce payé par leur metodes importés de chez les enmis de ce peuple .

et notre fille kinza meme si elle aperdu sont pére mais elle nous appartienne a tous ,elle est notre fille tous.
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