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 Voyage au cœur des Ath Waghlis

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tikka
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MessageSujet: Voyage au cœur des Ath Waghlis   Mer 26 Aoû - 14:11

Voyage au cœur des Ath Waghlis
Aït Daoud, terre des hommes et des femmes
Aït Daoud semble être le sanctuaire des traditions ancestrales des Ath Waghlis, l’une des tribus les plus importantes composant les Berbères de la basse Kabylie, à côté des Ath Mansour, Ath Tamzalt, Ath Slimane, Imzayen et Ath Bimoun.

Perché au pied du mont de l’Akfadou, à quelque 300 mètres d’altitude, sur les hauteurs de la commune mère de Sidi Aïch, capitale des Ath Waghlis, le village Aït Daoud était au rendez-vous le samedi 15 août d’un événement de taille, celui de célébrer les retrouvailles d’un peuple d’une même racine dans la joie et la convivialité. Il était aussi question de rattraper l’histoire et de la conjuguer au présent pour propulser un avenir où les coutumes traditionnelles et modernes n’en feront qu’un, sorte de chemin pour les futures générations, un chemin qu’il faut baliser par la solidarité communautaire. Lewziaa, ce rituel sacré des Kabyles, synonymes de solidarité et de fraternité, était au centre de cet événement ayant transformé la charmante localité des Aït Daoud en un théâtre de verdure où petits et grands, femmes ou hommes ont rejoint à des dizaines d’invités bien traités.

Sur les chemins qui montent

Aït Daoud, à l’instar des autres villages de Kabylie, a dû son existence à l’entraide et au bénévolat de ses habitants. Entretien des ruelles et cimetière, nettoyage des puits et bien sûr construction de mosquée, qui fait partie d’un patrimoine architectural et culturel implacable des Kabyles, sont devenus des tâches de Monsieur-tout- le-monde. C’est dans ce contexte que le comité du village, ayant réalisé des aménagements à leur lieu de culte et aux deux fontaines du village pensa à organiser cette fête grandiose pour encourager les efforts consentis et songer aussi à multiplier le travail collectif. Le programme de ces festivités est des plus riches. Un tournoi de football animé par des joueurs de la localité est préparé comme un plat d’entrée du rituel pour avoir droit à un plateau de chanteurs servi comme dessert d’un menu vairé. Samedi 15 août, 9 heures du matin. Une journée non ordinaire car elle coïncide avec le premier week-end semi-universel, mais qui n’a pu changer le quotidien des gens. Un climat très frais grâce à quelques giboulées ayant arrosé durant la nuit cette région de la vallée. Sur la route menant vers Sidi Aïch, on sent agréablement l’odeur de la terre humidifiée. Les petits vendeurs à la sauvette de fruits saisonniers squattent déjà les bordures de la RN 26 pour proposer aux passants des figues fraîches, un fruit du terroir. Surtout que l’occasion est propice, un mauvais temps surprenant et un mois de ramadan qui s’approche au triple galop et qui force les nombreux estivants à un retour précoce.Un air frais provenant de la Soummam stimule la nostalgie, si ce n’est cette désagréable fumée gênante qui provient de la décharge désastreuse de Sidi Aïch, située au nord de cette ville et jouxtant la route nationale. Yacine, notre photographe, originaire de cette région de la vallée, a pris soin de nous attendre à l’entrée de la ville pour nous accompagner jusqu’au lieu des festivités. Pour rejoindre Aït Boudaoud, il faut emprunter un chemin qui monte et qui traverse Elflaye, chef-lieu communal. L’ambiance était déjà à son comble. Yacine, qui était déjà sur les lieux la veille, n’arrête pas de parler de cette journée inoubliable, lui qui vit à la capitale ne peut qu’être émerveillé d’une animation villageoise agréable et sereine, loin des embouteillages stressants des villes. Il nous raconte les rencontres de la finale du tournoi, agrémentées d’un bon football, mais surtout l’événement le plus marquant pour ce Kabyle algérois est ce mois d’immolation de trois bœufs, sacrifiés pour la circonstance. Il dira que l’un des veaux a failli provoquer l’irréparable au moment où l’on s’apprêtait à l’égorger, n’étaient la rapidité et le courage d’un père et de son fils qui ont mis fin à la folie de l’animal. Comme le veulent les coutumes, toute festivité débute par une commémoration à la mémoire de ceux qui ne sont plus là. Le village grouille de monde. Un membre du comité d’organisation s’empresse de dénichre aux hôtes du village un coin de stationnement tout en assurant le passage aux suivants. Nous nous joignons à cette procession qui s’apprête à s’ébranler vers le cimetière du village. Dans le premier carré, des jeunes scouts avec des filles vêtues de traditionnelles robes kabyles portent soigneusement l’emblème national. Ceux qui forment la queue de la file sont les grabataires. Parmi eux, deux vieillards entament une discussion. "74 ans, tu es encore jeune, si L’Mouhoub. Moi du haut de mes 80 ans je ne me plains toujours pas" claironne le binôme à son compagnon d’un air humoristique.

Les icônes d’Aït Daoud
Idir Hamid, cet octogénaire est victime d’une blessure en 1951 qui lui a valu une amputation de la jambe droite. Il porte depuis une prothèse. Malgré ce handicap et le poids de son âge Da l’Hamid n’a pas courbé l’échine. Travailleur acharné et infatigable, il a participé à tous les ouvrages du village, comme il a porté sa touche dans la construction d’une bonne partie des maisons de son village. Le secret de cette vitalité est, selon lui, l’activité sans relâche mais surtout parce que le vieillard est de ceux qui ont préféré vivre ses huit décennies sur cette terre douce loin des villes polluées et stressantes. Il nous fait savoir que ce lewziaa est une tradition sacrée qui a failli disparaître des mœurs des Aït Waghlis, il ne cesse de faire des éloges aux jeunes de sa dechra pour cette relève synonyme de fidélité et de continuité. Au cimetière, les morts ont droit à une gerbe de fleurs, à l’hymne national chanté en chœur par des bambins et à une minute de silence. Une femme âgée saisit cette opportunité pour faire spontanément une sorte d’oraison funèbre. Atroune Sahra, 74 ans est une veuve du chahid Dahouméne qui fait partie des 15 plus chers fils d’Ait Daoud. Elle aime parler de son mari dont la mort a laissé des traces indélébiles dans la mémoire de la veuve. "Mon mari, accusé de chef terroriste a été arrêté par les Français, torturé puis achevé à coups de rafales en bas du village le 23 mars 1958, ce fut le 40e jour de la naissance de ma fille." Sahra, qui a enfanté en tout 13 enfants est devenue l’une des icônes des Aït Daoud, sinon de tout l’ârch Ath Waghlis. Son statut de veuve de chahid n’est que secondaire devant sa place sociale clef dans l’épanouissement et le développement de ses siens. Elle est considérée mère de tout le monde ici, étant donné qu’elle était l’accoucheuse de toutes les femmes de cette région. A El Flaye, Chemini, Sidi Aich ou Tinebdar, na Sahra n’hésite pas à assister des parturientes au moment où même la médecine moderne fait défaut dans ces montagnes austères. La sage-femme de bord, pas plus grande que deux pommes, ne se limite pas à l’obstétrique, elle pratique presque tous les soins de base pour soulager ses patients. Armée aussi d’une force morale, elle va à la rescousse des bébés, victimes du mauvais œil, pour leur psalmodier des versets coraniques. En somme, Sahra était personnage à utilité publique et irremplaçables dans la société. Outre sa fonction de couturière, le métier d’accoucheuse, elle l’a hérité chez une autre humaniste des Ath Waghlis, Slamani Randja née en 1898 et décédée le 30 novembre 1996. Une autre icône que le temps qui passe risque de jeter aux oubliettes si ce n’est ces événements qui font ressusciter des morts au parcours toujours vivant. Dans le sillage des personnages des Aït Daoud, véritable pépinière d’hommes et de femmes du monde, Mohand Seghir Chabour. Son fils Khellil qui n’est autre que l’ex-maire de la commune de Sidi Aich de 1979 à 1984, rencontré au cœur de son village natal, raconte l’histoire de son père. "Il était un militant des premières heures de la cause nationale. Né en 1891, il rejoint dès le début le PPA-MTLD. Titulaire d’un certificat d’études, il est élu président de la Djemaâ des Ath Waghlis de 1936 à 1940. En 1944, il est revenu à la charge pour devenir secrétaire général de cette même Djemaâ jusqu’en 1944. Il tomba au champ d’honneur en 1957 au lieu dit Ighzer Nechvive. Son corps fut jeté dans un puits qui porte son nom à ce jour." Des martyrs de la trempe de Chabour se comptent par dizaines dans cette localité d’El Flaye. L’objectif est toujours commun mais à chacun son époque. Abdelwehab Slifi est presque méconnu, mais les jeunes d’Aït Daoud, fiers de son parcours, sont à l’avant-garde contre l’oubli. Ils affrontent des obstacles qui veulent tuer une seconde fois ce grand militant de la cause identitaire. Abdelwehab a vu le jour, le 11 février 1951 à Aït Daoud. Installé en France auprès de sa famille, il ne cesse d’afficher sa révolte contre le déni identitaire. Il rejoint l’Académie berbère où il milite auprès de Bessaoud Mohand Arab pour la reconnaissance de la langue berbère. Ce qui lui coute un emprisonnement en 1978, à la maison d’arrêt La Santé pendant six mois... Expulsé, il rentre au pays où il passe son service militaire. Ne pouvant plus supporter les sévices et autres pressions pour le dissuader de son militantisme, il finira par craquer. Il se suicide un certain 22 août 1990, laissant derrière lui une veuve et une fille. Voulant l’immortaliser, les jeunes de son village ont créé une association portant son nom que les pouvoirs publics avaient rejetée. C’est dire que même mort, Slifi continue de déranger ceux qui veulent confisquer l’histoire même au temps de démocratie. On célébré ces jours-ci le 19e anniversaire de sa mort. a suivre
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TAMZALI
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MessageSujet: les noms des habitants de la région de SIDI AICH de 1830 à 1871    Dim 27 Juin - 15:07



Une partie de l’histoire des Tamzali
Mes très chers familles
la population de la commune de Sidi-Aich passe aux mains des espagnols, vers l’an 1510, et à celles des Turcs en 1555. Le gouvernement particulier qui régissait alors la province de Bougie, le Caïd Turc, comme on l’appelait, avait droit de vie et de mort sur elles, et la tribu des Sanhadja, de même que celles de la grande section des Ouled Abd el Djebar (Ouled Tamzalt, Barbacha, Ouled Ameur Youb, Beni Kharoum, Ouled Abd El Aziz, Beni Yemel) lui payaient les impôts et reconnaissaient sa suveraineté

Après, au début de la colonisation française le chérif Boubaghla qui était de Ouled Tamzalt revenait et lutait contre la colonie francaise il se retirait à barbacha et réattaquait il fut chahid et de cela fut la séquestration des biens tamzalt ( actuellement tamzali) en algerie

Citation
Le Gouverneur général civil de l’Algérie,

Vu l'ordonnance du 34 octobre 1845 ;

Vu la loi du 46 juin 1851, article 22, § 2 ,

Vu l'article 7 du Sénatus-consulte du 22 avril 1863 ;

Vu l'article du 31 mars 1871, approuvé le 7 mai suivant, par le
Ministre de l'Intérieur, et dont l'article 4" est ainsi conçu :

« sont ou seront frappes de séquestre, les biens de toute nature, » collectifs ou individuels, des tribus ou des indigènes qui auront commis ou commettront les actes d'hostilité déterminés par l’article 40 de l'ordonnance du 34 octobre 1845 ; »

Vu l'arrêté du Chef du Pouvoir exécutif, du 4 & 5 juillet 1874, modifiant les articles 40 et 42 de l'ordonnance susvisée;

Considérant qu'il résulte des rapports et renseignements fournis par l'administrateur du district de Bougie, que les indigènes des tribus dénommées ci après, obéissant aux excitaiions du marabout Cheikh El Haddad & de ses fils, ainsi que de la famille Mokhrani, se sont soulevés contre l'autoriié française dès le 10 avril 1874, et qu'ils ont pris part en masse aux diverses attaques dont Bougie a été l'objet depuis le 5 avril 4871, jusqu'au 5 juillet sui-
vant, ne laissant dans leurs villages que les personnes qui ne pouvaient porter les armes ; qu'ils ont pillé et incendié tous les établissements européens situés sur le territoire du district de Bougie, ainsi que les maisons des indigènes restés fidèles et réfugiés dans cette ville ; qu'ils ont enlevé toutes les récoltes sur pied, ainsi que les bestiaux appartenant tant aux européens qu'aux indigènes ; qu ils ont assiégé le poste militaire des Beni-Mansour, et détruit celui de Tazmalt; enfin, qu'une partie de leurs contingents sont venus en aide aux habitants du cercle de Djidjelli et de l'annexe de Takhount dans les attaques de ces deux ports français ;

Considérant que les faits dont ils se soit rendus coupables constituent les actes de rébellion et d'hostilité prévus par l'article 4 de l’ordonnance du 31 octobre 1845, dont il y a lieu, dès lors, de leur faire application.

Sur la proposition de la Commission de séquestre du département de Constantine, instituée par notre arrêté du 3 avril 4872 ;
Le Conseil de Gouvernement entendu :








ARRÊTE



Art. 1 — Les dispositions (l’ article 1*" de l’arrêté du 31 mars 1871 sont déclarées applicables aux indigènes propriétaires, fermiers ou locataires habitant les territoires des tribus ci-après dénommées :

1 Ajissa. ,2 Ait Ouarets ,3 Acif-El-Hamman, 4 Ait Ahmed Garets, 5 Aït Ameur, 6 Aït Sidi Abbou,7 Béni Aydel, 8 Barbacha, 9 Béni Khateb ,10 Béni bou Beker, 11 Béni Djellil, 12 Béni Immel, 13 Béni Eharoun, 14 Béni Mimoua, 15 Béni Amrous. 16 Béni Mahmed, 17 Béni Hassaïn, 18 Béni Melloul ,19 Béni bou A'issi, 20 Béni bou Youcef ,24 Beni Segoual, 22 Bou Medjedamen ,23 Béni Mansour (de Bougie), 24 Béni Amran, 25 Béni Mellikeuch, 26 Béni Abbès, 27 El Harrach, 28 Fcnaïa, 29 Guifcer, 30 lloulas, 34 Mellaha ,32 Mezzaia ,33 Mzala et Beni Esila, 34 Ourzellaguen, 35 Ouled Tamzalt, 36 Ouled Ameur Youb,37 Ouled Abd el Aziz , 38 Ouled Sidi Mohaied Amokhran, 39 Senhadja, 40 Tifra. 41 Toudja, 42 Beni Ougblis.

Art. i. — Tous détenteurs, dépositaires, administrateurs, gérants, fermiers ou locataires des biens apparier uant aux indigènes séquestrés ; tous leurs débiteurs de rentes, créances ou autres droits incorporels atteints par le séquestre, sont tenus d'en faire la déclaration dans les
trois mois qui suivront la publication du dit arrêté.

L'administration des Domaines prendra la gestion des biens séquestrés ; il sera procédé à cette gestion conformément aux dispositions de l'ordonnance du 31 octobre 1845.

Art. 3 — • Le Général commandant 1a division de Consultine est chargé de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié, en français et eu arabe, au Moniteur ainsi qu'au Mobachir,

Fait à Oran, le 22 mai 1872.

Le Gouverneur général civil de l’Algérie,
Vice-amiral Gueydon.
Fin de citations
Une partie des Tamzali était déjà à Bizerte (M’hamed à ramener son fils Salah à l’age de 6 ans il était orphelin de mère)
D’où les Tamzali de Bizerte viennent
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