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 oua jaalna mina almai koula chaine hai..

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tikka
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MessageSujet: oua jaalna mina almai koula chaine hai..   Lun 4 Aoû - 17:08

Sommes-nous seuls dans l’univers?
04 Août 2008 - Page : 14

La mission Phoenix atterrissant sur Mars

«Oua Dja’alna min el ma koulou chaïann Hayyan.» «Et Nous avons créé à partir de l’eau toute chose vivante» Coran Sourate El Anbia; Les Prophètes: 21, verset 30

Rappelons-nous! En cinq décennies seulement, l’Humanité a colonisé l’orbite terrestre, visité la Lune (à pied et en voiture) et exploré le système solaire par robots interposés. Lorsque, le 4 octobre 1957, les moteurs de la R7 s’allumèrent en chassant l’obscurité de la nuit, bientôt suivis d’un grondement de tonnerre qui secoua tout ce qui était debout à des kilomètres à la ronde et que l’énorme lanceur fonça à la rencontre de la voûte céleste, le directeur du programme Korolev sut qu’il avait gagné le pari. 90 minutes plus tard, lorsque Spoutnik 1 repassa au-dessus de la base en envoyant un vigoureux bip-bip, un tonnerre d’applaudissements retentit. Spoutnik 1 (bébé-lune, en russe), est une sphère d’aluminium de 83 centimètres de diamètre, dotée de quatre antennes-fouets. La nouvelle déferla sur le monde comme un tsunami. Les Américains étaient atterrés. Il le furent encore plus, lorsqu’un mois plus tard, Spoutnik 2 prendra la route de l’espace avec, cette fois, un passager, la petite chienne Laïka. Le président Eisenhower présente au Congrès un projet de loi visant à créer une agence sous forme civile. En juillet, le Congrès met sur pied la National Aeronautics and Space Administration (Nasa). Eisenhower signera cette loi le 29 juillet 1958. L’expérience était une répétition générale du premier vol suborbital humain. Celui-ci était considéré indispensable avant la première mise en orbite, L’Histoire retiendra que le premier homme dans l’espace se nomme Youri Gagarine. Le 12 avril 1961, le monde entier apprit, médusé, qu’il venait d’accomplir l’exploit tant attendu. Ce vol, programmé pour une seule révolution autour de la Terre, fut un succès. Moins d’un an plus tard, ce fut John Glenn. Plus tard, depuis la Maison-Blanche, le Président Kennedy s’adressa à la nation: «Je me fais le porte-parole du peuple américain en félicitant et en remerciant le colonel Glenn de son extraordinaire exploit.» Pour son exploit, Glenn reçut une prime de 245 dollars. La Nasa ne lui accorda aucun supplément. Sa solde mensuelle passa à 1.149 dollars, ce qui lui fit croire un instant que cette augmentation était due à son vol spatial....Pays béni où des hommes se dévouent pour leur pays sans en attendre des dividendes. Les atermoiements initiaux des Etats-Unis, les avancées étonnantes des soviétiques, les difficultés du programme Gemini, menèrent à la promesse de Kennedy faite en 1961: «Dans moins de dix ans, nous marcherons sur la Lune.» Ce fut alors la marche forcée du programme Apollo, la conquête de la Lune...Cette aventure a perduré, avec en définitive une coopération des grandes nations. Même la Chine a ses propres lanceurs(1)

De l’eau sur Mars: Recherche de la vie
Fruit de la coopération de l’Europe, des Etats-Unis et de la Russie, la Mission Phoenix a pu déposer le 24 mai un robot sur l’astre rouge, envoyant pour la première fois des clichés de Mars à des millions de kilomètres. Cette fois la preuve est là. La présence d’eau sur la Planète Rouge a été directement confirmée par la sonde Phoenix, dont les instruments ont pu l’analyser, la goûter et la sentir...«Nous avons enfin de l’eau! La présence de glace d’eau avait déjà été rendue évidente par les observations de la sonde Mars Odyssey et par l’évaporation de morceaux de glace, constatée par Phoenix le mois dernier, mais c’est la première fois que de l’eau martienne a pu être touchée et goûtée», s’exclame William Boynton, de l’Université d’Arizona. La prolongation de la mission sera utilisée pour tenter de déterminer si cette glace enfouie peut fondre ou avoir fondu et si le sol renferme d’autres éléments organiques ou de composition chimique susceptible d’amorcer un processus vital.(2)
La présence d’eau est sans doute une condition universelle pour l’émergence de la vie. Puis il faudra rechercher de l’ozone, qui est bien plus facile à détecter que son parent chimique, l’oxygène lui-même, si réactif chimiquement que pour saturer une atmosphère, il doit être renouvelé constamment, très vraisemblablement par des êtres vivants. En analysant des molécules d’uracile et de xanthine (éléments présents dans l’ARN, brique de la vie) extraites de la météorite de Murchinson qui s’est écrasée en Australie en 1969, les auteurs apportent la preuve d’une origine exogène. La Nasa révèle que le premier échantillon de sol prélevé par le bras robotisé de la sonde Phoenix contient des éléments nutritifs non organiques: magnésium, potassium, sodium et chlorure. Ces données, affirment les experts de la Nasa, indiquent que le sol de Mars est un milieu dépourvu de toxicité et qu’il contient ce qui paraît être nécessaire pour que la vie puisse exister, dans le passé, le présent et le futur. Depuis que Copernic l’a énoncé, nous savons que notre position dans l’Univers n’a rien d’extraordinaire. En effet, pour que l’intelligence émerge du chaos primitif, la vie doit, peut-être, passer à travers les chas d’un grand nombre d’aiguilles, si bien que tout l’Univers n’est qu’un désert stérile.

Sommes-nous seuls dans l’univers: Que dit la Science?
Il est aussi possible que, nous, les humains ayons une trop brève période d’existence. Peut-être des formes de vie intelligente peuvent-elles apparaître dans de nombreuses circonstances; mais peut-être chacune de ces formes ne dure-t-elle jamais assez longtemps pour qu’une autre apparaisse et que les deux se rencontrent. Une équation établie en 1961 permet de calculer la probabilité de l’existence d’une intelligence extraterrestre. Depuis, les scientifiques scrutent le cosmos. Il y a près d’un demi-siècle, Frank Drake, jeune radioastronome préoccupé par la vie extraterrestre, s’avançait devant un tableau noir à Green Bank, en Virginie-Occidentale [est des Etats-Unis] et gribouillait une série de symboles censés apporter un peu de lumière à la vieille question: l’humanité est-elle seule ou non dans l’Univers? Dans la salle se trouvaient une dizaine de sages, un groupe d’élite. Parmi eux, l’astronome Carl Sagan, enseignant à l’université Cornell, le biochimiste Melvin Calvin, prix Nobel de chimie, ou John Lilly, un éminent spécialiste des dauphins. Ils examinèrent les variables et conclurent que le nombre potentiel de civilisations dans la Galaxie se situait entre moins d’un millier et un milliard. Désormais, l’équation de Drake, comme on l’appelle aujourd’hui, serait l’axe directeur du programme de recherche d’une intelligence extraterrestre (Search for Extraterrestrial Intelligence, Seti). Depuis cette rencontre, en 1961, des engins spatiaux ont examiné tous les grands corps célestes du système solaire et les radioastronomes ont écouté le ciel en quête de signaux de vie intelligente, scrutant un bon millier d’étoiles sans résultat probant à ce jour... On pourrait croire que nous avons fait quelque progrès dans la résolution de la fameuse équation ou dans sa reformulation. ´´On me pose sans cesse cette question´´, reconnaît Frank Drake, maintenant âgé de 76 ans, interrogé par téléphone depuis son bureau du Seti Institute, à Mountain View, en Californie, ´´Il n’y a pas eu de changement majeur: l’équation tient toujours.´´ L’équation de Frank Drake se composait, et se compose toujours, de sept facteurs touchant à l’ensemble du savoir et des aspirations de l’homme. De plus, les scientifiques se sont rendu compte que la vie sur la Terre était plus robuste et plus adaptable qu’ils ne le pensaient, foisonnant par exemple dans des cheminées sous-marines en ébullition.(3)
Devant les avancées triomphales de la science, quels sont les nouveaux contours du débat entre «science et foi»? Quels sont les enjeux pour la foi pour l’homme d’aujourd’hui? Les religions, notamment révélées, s’anathématisent au lieu de présenter une réponse cohérente face aux avancées débridées de la science. Longtemps, en Occident, le contentieux entre les religions et la Science a généré une guerre perpétuelle faite souvent de dogme. L’affirmation de Copernic: «C’est la terre qui tourne autour du Soleil» est dangereuse pour le pouvoir de l’Eglise, elle détruisait du même coup la théorie géocentrique de l’univers. Galilée déféré à l’Inquisition, doit abjurer sa théorie après un bref procès. Pourtant l’un de ses défenseurs eut cette phrase admirable: «La Science nous dit comment est le ciel. La foi nous dit comment y aller.» Le refus de la science par l’Eglise a amené les différents papes à refuser toute discussion visant à gêner scientifiquement la révélation des Evangiles. Ainsi le Vatican écrit en 1899: «Les principes catholiques ne se modifient pas ni parce que les années tournent, ni à cause de nouvelles découvertes, ni par raison, d’utilité. Ils sont toujours ceux que le Christ a enseignés...Ils convient de les prendre comme ils sont, de les laisser en l’état. Qui les accepte dans toute leur plénitude et leur rigueur est catholique; celui qui balance, louvoie, s’adapte au temps, transige pourra se donner à lui-même le nom qu’il voudra, mais devant Dieu et devant l’Eglise, il est un rebelle et un traître».(4)

Que disent les religions?
Croire en Dieu et aux petits hommes verts, ce n’est pas incompatible, selon le directeur de l’Observatoire astronomique du Vatican. Ecoutons le: «Dans la Genèse, on parle de la Terre, des animaux, de l’homme et de la femme. Cela exclut-il la possibilité de l’existence d’autres mondes ou d’êtres vivants dans l’Univers? Selon moi, cette possibilité existe. Les astronomes estiment que l’univers est formé de centaines de milliards de galaxies, chacune étant composée en moyenne de 100 milliards d’étoiles. Beaucoup de celles-ci -presque toutes, peut-être- pourraient avoir des planètes. Comment peut-on exclure que la vie se soit aussi développée ailleurs? Il y a une branche de l’astronomie, l’astrobiologie, qui étudie justement cet aspect et qui a fait beaucoup de progrès ces dernières années...Jusqu’ici, nous n’avons aucune preuve. Mais, dans un univers aussi grand, nous ne pouvons exclure cette hypothèse. De même qu’il existe une multiplicité de créatures sur terre, de même il pourrait y avoir d’autres êtres, créés par Dieu, y compris des êtres intelligents. Cela ne contredit pas notre foi, car nous ne pouvons pas poser de limites à la liberté créatrice de Dieu...Pourquoi ne pourrions-nous pas aussi parler d’un "frère extraterrestre"? Il ferait de toute façon partie de la Création. Dieu s’est fait homme en Jésus pour nous sauver. Ainsi, s’il existait aussi des êtres intelligents, il n’est pas dit qu’ils doivent avoir besoin de la rédemption. Il se pourrait qu’ils soient restés en totale amitié avec leur Créateur.»(5)
On croirait entendre un scientifique pur et dur! Voilà des propos sans aspérités et qui sont loin de la position dogmatique de l’Eglise.
Du côté de l’Islam, troisième religion révélée, le choc avec la science n’est pas aussi frontal. En effet, le premier verset du Coran est une invitation à la science. «Lis au nom de ton Seigneur, qui a créé l’homme d’une chose qui s’accroche.» Un verset du Coran donne la dimension de la science de Dieu: il est dit dans la sourate Luqman XXXII, verset 27: «Si tous les arbres de la terre étaient des calames et si la mer et sept autres mers avec elle leur fournissaient de l’encre, les Paroles de Dieu ne l’épuiseraient pas - Dieu est puissant et sage.» Les religions sont-elles prêtes à faire leur aggiornamento devant les avancées de la science, qui nous interpellent? Vouloir à tout prix chercher des concordances est une erreur. On ne peut pas indexer le divin, censé être de tous les temps et de tous les lieux avec une lecture conjoncturelle de la science, qui peut paraître séduisante en termes de concordisme. Souvenons-nous du «Fiat Lux» convoqué par le pape pour expliquer «le big bang», théorie qui explique, pour le moment, l’avènement de l’univers. En postulant que la démarche scientifique et l’approche théologique sont radicalement et hermétiquement séparées, Georges Lemaître défendait une position «discordiste». Le paléontologue américain Stephen Jay Gould, par exemple, admet que sciences et religions produisent des connaissances qui, si elles n’empiètent pas les unes sur les autres, entretiennent entre elles un dialogue étroit. L’un des auteurs de la théorie du modèle standard de la physique des particules, était le regretté prix Nobel de physique, Abdu Salam qui professait un immense respect pour le Coran, dont il disait ne jamais y avoir vu «la moindre contradiction avec sa pratique de scientifique». On assiste aujourd’hui à un éparpillement des savoirs non fondés sur un projet commun. Déjà le philosophe Husserl déplorait, en 1935, dans sa conférence sur la Crise de l’humanité européenne l’état de «décadence» qui régnait dans les sciences: elles avaient laissé tomber la question du sens. Il serait vain désormais d’attendre de ces sciences et de ces techniques un «supplément d’âme». Or c’est là une force incontestable de l’Islam: donner «du sens», rester proche de la Nature...Dans tous les cas l’avènement de la vie sur la Terre, connaissant les conditions infernales de sa création, tient du miracle. Les constantes physiques sont ajustées avec une telle précision, et qu’il s’en faut de peu des milliards de fois pour que la Terre ne se forme pas, pour que la vie ne jaillisse pas. Pour que l’homme n’apparaisse pas et là la Science reconnaît son impuissance, en s’en remettant au hasard...avec des probabilités impossibles. «Plus l’univers semble compréhensible, plus il semble improbable.» Pour le biologiste Stephen Jay Gould: «Si la vie sur terre repartait de zéro, et ce, un million de fois, elle ne produirait, en toute probabilité, aucun mammifère et encore moins une créature ressemblant à l’Homo sapiens.» Le biologiste Edwin Couklyn a bien raison d’écrire: «Essayer d’expliquer le début de l’apparition de la vie par le hasard, c’est admettre que lors de l’explosion d’une imprimerie, il ait pu se former un dictionnaire tout seul.» Que la vie tienne du miracle n’exclut pas que le même miracle puisse s’être produit sur d’autres planètes et pourquoi pas Mars?

(*) Ecole nationale polytechnique

1.Jean-Luc Goudet: Les 50 ans de la Nasa: Futura-Sciences 31 juillet 2008
2.Jean Etienne: Phoenix a trouvé de l’eau sur Mars! Futura-Sciences Le 1 août 2008
3.Dennis Overbye Allô l’espace? Ici la Terre, Courrier international hebdo n° 925, 24 07 2008
4.L.El Amine Demain quelle religion? p.212-213. Eds Dar Ettakafa, 1991.
5.José Gabriele Funes: ´´L’extraterrestre est mon frère´´l’Osservatore Romano. Dieu, les Martiens et le Vatican. hebdo n° 916 - 22 mai 2008

Pr Chems Eddine CHITOUR (*)
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