Thamurth Ith Yaala

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 Tafaska....

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tikka
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MessageSujet: Tafaska....   Jeu 26 Nov - 11:35

L'Aid El Kebir, qui signifie littéralement "la grande fête" est la fête la plus importante de l'islam.

Dans plusieurs pays de l'Afrique musulmane comme le Mali, le Niger, le Sénégal, le Bénin... la fête de l'Aid EL Kebir est appelée Tabaski, Aussi une partie des Amazighs en Afrique du Nord la nomme Tafaska.
Selon l'histoire la fête de l'Aid EL Kebir commémore l'asservissement d'Ibrahim ( Abraham) à Dieu qui lui a ordonné de sac
rifier son fils Ismaël. Ibrahim n'hésitant pas à sacrifier son fils Ismaël pour montrer sa soumission à Dieu est pour les musulmans le modèle du croyant, étant aussi le premier musulman et le messager de Dieu. Le message du prophète Muhammad retourne aux traditions d'Ibrahim c'est pour cela que les musulmans célèbrent l'Aid al-Kebir.

Cette fête appelée aussi la "Fête du Sacrifice" ou fête du mouton marque la fin du pèlerinage (Al Hadj), elle a lieu chaque année le 10 du mois de Dhou Al Hijja qui est le dernier mois du calendrier musulman.
Cependant, tel qu'il est traditionnellement établi, le calendrier musulman ne permet pas de connaître de manière précise
, à l'avance, les jours de célébration d'événements tels que le premier jour du ramadan, ou l'Aïd al-Fitr, ou l'Aïd al-Adha.

Ainsi, le jour de célébration de l'Aid el-Kebir varie géographiquement selon le moment où la pleine lune est observée.

Pour l'année 2009 le jour de l'Aid Al-Adha est le 27 NOVEMBRE selon les pays.

Cette fête qui est plus qu'un simple événement religieux est l'occasion pour se rencontrer avec la famille et les
proches, elle est aussi synonyme de partage et de générosité envers les pauvres et les nécessiteux.


A L'OCCASION DE L'AID AMOQRAN JE VOUS PRESENTE MES MEILLEURS VOEUX.

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MessageSujet: Re: Tafaska....   Jeu 26 Nov - 11:53



La variété barbarine du bélier algérien.
Il est un sujet insolite que de parler à l’occasion de l’Aïd El Adha, fête du sacrifice, de la généalogie du mMouton en Algérie. Pour la première fois, nous présentons à nos lecteurs un essai d’étude ethnologique et des cultes idolâtres rendu simultanément au bélier, en des régions éloignées l’une de l’autre que l’étaient alors le Touat et l’Arabie. C’est la similitude des idoles qui démontre qu’à cet âge lointain de la société amazigh ou pharaonique, le mouton était déjà un animal familier de l’homme. Il est vrai qu’on a souligné l’intérêt que présentent les gravures rupestres pour la reconstitution de l’humanité préhistorique en Algérie. Est-elle une figuration totémique à l’origine ? Les artistes d’alors n’en reproduisaient pas l’image sans modèle.

Le bélier et les gravures rupestres du TassiliOn serait curieux donc de connaître à quelle race de moutons appartenaient ceux que le graveur saharien avait reproduit au Tassili. Le bélier de Zénaga est là pour nous fournir les éléments de renseignements. Longiligne de format, le garrot effacé, la queue non adipeuse et relativement courte. Ce sont là les caractères généraux des moutons berbères et arabes.
On apprend qu’on peut aisément classer en un bélier coiffé d’une tiare plus ou moins ornée d’appendices et d’un autre dépourvu de toute parure. Le premier correspond au mouton concave et le second à l’ultra convexe. S’il y a un sens religieux et qu’il convient d’attribuer aux ornements céphaliques et cervicaux que porte l’animal représenté, les gravures à sphéroïde traduisant déjà un art perfectionné et des manifestations humaines de nature mystique.
C’est dans la vallée de la Saoura que les refoulés ou vaincus abandonnent, gravés sur la roche, les impérissables témoignages de leur présence passagère en ces lieux, poussant leur bétail et poursuivant la vocation pastorale ou dériverait sans doute le bétail Tergui.
On entrevoit peut-être, au néolithique, la présence de deux cheptels ovins différents, l’un convexe, certainement sauvage, et l’autre à profil concave, sûrement domestiqué. Les gravures rupestre, du Sud Oranais représenteraient de même type de mouton haut sur jambes avec un chanfrein à convexité très accusé, qui l’ancêtre des ovins du Hoggar. Grâce aux gravures rupestres, on peut penser qu’il existait un trait d’union entre l’Afrique du Nord et l’Europe du Sud.

La parenté du mouton algérienOn fait remonter les liens raciaux unissant le cheptel espagnol et le troupeau maghrébin à une époque antérieure l’effondrement des colonnes d’Hercule. Le mouton de Moghar et Tahtani d’Aïn Sefra en est une illustration. Il y a sans doute un lien entre l’ovis iberica et l’ovis africana selon le zootechnicien Sanson. La parenté qui unit le mérinos au groupe occidental de moutons africains est donc préhistorique.
Selon l’agronome latin Columelle, à son époque, des béliers à fine toison étaient importés de Mauritanie : c’était l’Algérie du Nord, l’Occident du Maghreb, le pays des moutons berbères, voire arabes, des animaux à fine queue. Les races ovines peuplaient la Numidie aux premiers siècles de l’ère chrétienne.

Les béliers enturbannés
Des deux cheptels autochtones, le berbère serait donc le plus anciennement connu. C’est l’ovis africana de Sanson ou plus exactement la branche africaine de ce mouton quaternaire, c'est-à-dire la postérité de ces béliers enturbannés que les gravures rupestres nous représentent. La généalogie du mouton algérien a donc un passé pastoral très lointain dont les preuves tangibles nous ont été données par les gravures rupestres. Selon des données zootechniques, le cheptel barbarin a une origine asiatique. Il dérive d’ovis asiatica de Sanson et il fut introduit en Berbérie à une époque antérieure à la domination romaine, peut-être phénicienne. Mais à l’origine du cheptel ovin algérien, on entrevoit une race primitive concave et longiligne. Il est probable aussi que le chamelier zénète ait amené avec lui le cheptel ovin ; or le cheptel tripolitain était barbarin. Ainsi le bétail ovin à grosse queue, grâce aux Zénètes, s’étendit sur les steppes orientales, c'est-à-dire l’erg, y compris le Souf et les régions des chotts. On y imagine le grand mouton berbère du Sud conduit par les Botr occidentaux organisés en tribus nomades.

Le mouton barbarin, le plus beau modèle

Les Louata et les Nefoussa dont on avait parlé dans nos études généalogiques étaient grands promoteurs du nomadisme et auraient importé le mouton barbarin. Cette race berbère considérée comme la plus ancienne de l’Afrique du Nord était répandue dans le massif de Kabylie. La vérité barbarine se composait de moutons à squelette volumineux, à viande coriace qu’on trouve aussi à Sebdou et à Maghnia.
Le mouton provenant de l’Orient arabe se trouve dans la région des Hauts Plateaux de Saïda, aux Ouled Naïl. Mais on croit retenir qu’il y a bien croisement dans la sélection du cheptel que le nomadisme et la transhumance favorisent. Ainsi les ancêtres des moutons algérien seraient ovis africana et ovis asiatica, l’un et l’autre dolichocéphales. Du premier descendraient les moutons à queue normale et du second dériverait la race barbarine à queue adipeuse. Au-delà de l’approche anthropologique, la phanéroptique, qui est une science qui s’intéresse à la peau et à ses annexes tels crins, poils, pelages, toisons, fourrures, cornes et ongles, peut nous aider à comprendre les origines. D’autres zootechniciens classent les animaux selon le profil céphalique. Ils nous apprennent que les ovins algériens ont un profil concave dont la dépression sur le type de nez offre des orbites saillantes aux extrémités couvertes de laine. Chez le mouton, l’indice thoracique et l’indice corporel sont particulièrement précieux pour la diagnose des races. Le mouton de race barbarine fournit quelque six à sept kilogrammes, de viande très appréciée par les gourmets du méchoui. Près de Saïda, le bétail des steppes est adapté au grand nomadisme avec la coloration de la tête, du cou et des membres. C’est le mouton de Saïda, du Djebel Amour, Laghouat, Sidi Aïssa dont les éleveurs connaissent les caractères morphologiques de ce mouton arabe à la saveur du chih.
Est-il descendant de la race mérine primitive ? Le mouton algérien est vite repéré et se distingue des autres. Le front et la joue sont envahis par la laine, à la toison fine, onduleuse et soyeuse. Le mouton barbarin est le plus beau modèle qui soit en Algérie. La longueur l’emporte sur la hauteur. Le pelage est caractérisé par la pigmentation de la face et des deux extrémités dont la couleur varie du brun chocolat au fauve rougeâtre. La toison est ferme, tassée.

Mouton des Ouled Djellal et saveurs du méchoui
C’est dans les "Zéribas", sorte de parcs rustiques clos de branchages que vit le troupeau soufi appartenaient autrefois aux tribus Troud d’El Oued dont les Achèches et les Messalaâ font l’activité pastorale et commercent avec les gens de Tébessa et Khenchla. Quant au mouton arabe des Ouled Djellal, que les Ouled Moulet et les Bouazid produisent, il est très prisé. Le barbarin de Souf sert à fabriquer le burnous qui jouissait d’une grande réputation. Il y a aussi le mouton du Zab depuis l’oasis légendaire de Sidi Okba. Ainsi, on peut dire que le mouton est, depuis, l’hôte de la terre algérienne sur laquelle s’organisèrent la transhumance " achaba " et la vie pastorale berbère.

Sidna Ibrahim El-Khalil et le bélier blanc
Alors qu’on fête l’Aid El Adha, ne devons-nous pas nous rappeler de Sidna Ibrahim El Khalil qui se retourna et vit un bélier blanc, cornu, aux yeux intacts alors qu’il recevait l’ordre de Dieu d’immoler son fils Ismaïl. Il se plia et obéit pour l’égorger, lorsque soudain l’Ange Gabriel (Sidna Djebril) lui remit le bélier du sacrifice du mouton à l’occasion de Aïd El Adha en tant que rituel éternel lié à la foi de tout croyant en ce mois du 10 Dhou El-Hidja 1429 Hégire.
B. H.


BONNE FETE DE L'AID AL ADHA.

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MissNchrea
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MessageSujet: Re: Tafaska....   Jeu 26 Nov - 13:48

merci tikka pour ces informations, wa koul Allahouma zidna 3ilmanne...
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Ayamoon
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MessageSujet: Re: Tafaska....   Jeu 26 Nov - 14:26

OUI TIKKA MERCI POUR CES INFORMATIONS.

TAFASKA TAZILANT I TARWA N TMURT AN DA MA LLEN D YAK LUMA TIMSELMENT.
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