Thamurth Ith Yaala

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 11 décembre 1960

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tiguert
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MessageSujet: 11 décembre 1960   Ven 11 Déc - 0:39

Evoquer le 11 décembre 1960, c’est mettre en relief la détermination d’un peuple, sa prise de conscience à vouloir se libérer du joug du colonialisme.

Malgré toute la répression et les génocides perpétrés par l’armée française, notre terre est restée insoumise, et c’est ce long itinéraire de la lutte pour l’indépendance de notre pays jalonné de tant de souffrances qui a permis à notre peuple d’acquérir cette maturité politique, cette notion qui a permis de déjouer les manœuvres du général de Gaulle en ce 11 décembre 1960, dont le plan consistait à mettre sur la sellette une troisième force représentative pour négocier au nom du peuple algérien.
Cette idée de constituer une troisième force avait déjà été projetée dans les milieux gouvernementaux français dès 1957. A l’époque, Robert Lacoste avait tenté de rallier à sa thèse des personnalités algériennes, aidé par le secrétaire d’Etat aux Affaires algériennes, Marcel Champaix. Ce dernier identifie Cherif Benhabilès, élu sénateur de Constantine, Ali Checkal, vice-président de l’Assemblée algérienne, ainsi que Barabrok et Sid Kara... Après une mise en garde, le Front de libération nationale exécuta Ali Checkal en France, dans un stade archicomble et en présence du président de la République René Coty ; Barabrok échappa de peu à un attentat ; Benhabilès est abattu. Dissuadées, les autres personnalités se retirèrent de la scène politique et l’idée d’une troisième force fut abandonnée, elle fut reprise par le général de Gaulle en décembre 1960, après avoir été acculé par les échecs des diverses réformes proposées, entre autres tentatives de la paix des braves (paix séparée) et surtout après les opérations militaires françaises de grande envergure confiées au général Challes, promu au commandement des forces françaises en Algérie, opérations qui durèrent plus de sept mois, dont le but était de déterminer le potentiel de l’ALN dans les maquis, mais sans grand succès, d’autant plus que les attentats du FLN reprirent de plus fort dans les grandes villes, et ce, après une brève accalmie. Comprenant que l’Algérie est devenue un gouffre engloutissant des dépenses ruineuses avec une armée française composée de plus d’un million d’hommes pataugeant dans le bourbier algérien, ce qui laisse entrevoir des prévisions néfastes pour la France qui perdra par le déséquilibre des forces sa position de grande puissance dans le concert des nations.
C’est aussi face à l’hostilité grandissante du peuple français qui supporte le fardeau de la guerre dans sa case sociale et c’est en voulant d’abord sauver la France de cette situation désastreuse que le général de Gaulle, a joué la dernière carte avec l’idée subtile de manipuler le peuple algérien en lui faisant miroiter l’instauration d’un Etat algérien par un stratagème qui consiste à isoler le FLN et coiffer le Gouvernement provisoire algérien (GPRA) en mettant sur la sellette une troisième force qui, au nom de l’Algérie algérienne, négociera avec la France. C’est ainsi que le 2 décembre 1960, dans un discours, le général de Gaulle avait parlé de la nouvelle voie qui conduit non plus à l’Algérie gouvernée, mais à l’Algérie algérienne, donc première étape de sa nouvelle stratégie qui consiste à pousser la masse à manifester dans la capitale, dont l’impact aura un écho grandissant à travers toutes les autres régions de notre pays, au slogan de l’Algérie algérienne. Pour sa réussite, ce plan fut confié au cinquième bureau français soutenu par le Mouvement pour la coopération (MPC) qui identifie le Front de l’Algérie démocratique (FAD), branche messaliste (prévu comme futur négociateur), cette tendance fut créée par Cadi Belhadj Lamine après la faillite du messalisme comme courant politique avec l’aval du gouvernement français...
C’est ainsi que le 9 décembre 1960, à la suite d’une manifestation des ultramanipulés encouragés par le Service actions urbaines (SAU) du capitaine Bernard, des Européens provoquèrent des musulmans, à la hauteur du monoprix de Belcourt et du stade Bialèse ; une bagarre s’ensuivit et quelques heures après, une contre-manifestation submergea les ultras qui se barricadèrent chez eux. Dans cette même journée, l’effervescence se propagea vers d’autres quartiers, tels Ruisseau, Kouba, Clos Salembier et La Casbah d’Alger. Le lendemain 10 décembre, la manifestation prit de l’ampleur bien organisée et encadrée par les militants de la Wilaya III et ceux de la Wilaya IV, arborant l’emblème national, scandant « L’Algérie algérienne », « L’Algérie musulmane », « Vive le FLN, Abbas au pouvoir » allusion au président du GPRA, par un déferlement sans précédent. Bab El Oued, qui était le fief des pieds-noirs, fut envahi par une foule déployant des drapeaux vert et blanc frappés du croissant. Telle une traînée de poudre, les manifestations se propagèrent à travers tout le territoire national.
Le peuple algérien a démontré qu’il n’était pas dupe, déjouant le complot ourdi par le général de Gaulle, en criant son attachement au GPRA comme étant le seul interlocuteur valable. Le 11 décembre 1960, comprenant que ses plans étaient déjoués, l’armée tenta vainement d’arrêter l’étendue de la manifestation qui a dépassé l’objectif assigné en tirant sur la foule à bout portant ; il y a eu certes beaucoup de morts et de blessés, mais leurs sacrifices ont été le témoignage de leur attachement à la révolution pour la libération de notre pays. Ce poids considérable avait permis de mettre en relief le GPRA sur la scène internationale comme seul représentant du peuple algérien et toutes les propagandes de l’Algérie française prêchées par les diverses tendances ultras se sont effondrées et, après la motion de l’ONU en date du 20 décembre 1960, la représentativité du GPRA ne fut plus remise en question.
Malgré ce pas immense vers la victoire, la lutte fut encore longue, il y a eu encore deux années de résistance armée et beaucoup de sacrifices et la répression s’abattait sur notre peuple ; c’était une période cruciale, mais c’était aussi le dernier soubresaut de la République française en Algérie.

Source: el watan du dimanche 12 décembre 2004.
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tikka
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MessageSujet: Re: 11 décembre 1960   Ven 11 Déc - 12:05



DEROULEMENT DES FAITS EN DECEMBRE 1960
FILM DES JOURNEES RELATEES PAR :
- VOIE DE PRESSE DE L’EPOQUE,
- PAR LES TEMOIGNAGES DES MILITANTS
- AINSI QUE PAR CERTAINS DES MANIFESTANTS DURANT CES DEUX

JOURNEES.VENDREDI 9 DECEMBRE 60

LES EUROPEENS observant la grève générale déclenchée par LE F.A.F. (FRONT DE L’ALGERIE FRANCAISE)

A 8 HEURES dans le quartier de BELCOURT des voitures sont immobilisées, des pneus crevés des clous abondamment jetés sur la chaussée.
LA GREVE EST TOTALE AUX FACULTES GARDEES PAR LES C.R.S. ET LA TROUPE.

A10 HEURES : Elle est suivie par le secteur privé A 80%,

A partir de 10h 30 mn se produisent les premiers heurts entre les manifestants européens et les C.R.S. qui essayent de dégager les points névralgiques en premier près des FACULTES ET AU CARREFOUR DE L’AGHA à l aide de grenades lacrymogènes.
ILS FALLAIT AUSSI SECURISER LES 3 POINTS NEVRALGIQUES QUI ETAIENT- LE CENTRE DE LA VILLE
- BAB EL OUED
- LE QUARTIER DE BELCOURT

DES EXPLOSIONS ONT EU LIEU A LA PERIPHERIE DU CENTRE DE LA VILLE. Les manifestants contraignent les C.R.S. à se replier.
LA GREVE est presque totale dans l’après midi.

LES JOURNAUX DE L’EPOQUE NOTENT QU’ELLE EST REUSSIE A 100%.

LES KLAXONS AUX NOTES DE L’ALGERIE FRANCAISE
LA GAILLARDE AVEC NOUS
L ARMEE AVEC NOUS
LES ECHAUFFOUREES
LA PARALYSIE DE NOMBREUX SERVICES PUB LIQUES
LES ARRESTATIONS DE RESPONSABLES DU FAF ET DES MENEURS CREENT UNE ATMOSPHERE DEREVOLTE
LES FRANÇAIS DEPLORENT L’INDIFERENCE ET LA PASSIVITE DES ALGERIENS.

LE GENERAL DE GAULLE ARRIVE A 11 h 45mn à AIN TEMOUCHENT OU SUR LA GRANDE RUTE MENANT A LA MAIRIE, LA FOULE L’ATTENDAIT AVEC DES BANDEROLES (ALGERIE FRANCAISE ) (ICI LA FRANCE ) (NOUS VOULONS RESTER FRANCAIS)
UN PREMIER INCIENT SE PRODUIT ENTRE FRANCAIS ET ALGERIENS LORSQUE CES DERNIERS DEPLOIENT UN CALICOT SUR LEQUEL ON POUVAIT LIRE (VIVE DEGAULLE) (VIVE LA FRANCE) ET PLUS TARD (ALGERIE ALGERIENNE

Le ton des manifestants est donc précisé dès l’arrivée du général de gaulle
(Contre de gaulle et pour l’Algérie Française ) de la part des européens,
SAMEDI 10 DECEMBRE 60
A ALGER LES FRANCAIS CONTINUENT A MANIFESTER.
LES CORTEGES ENVAHISSENT LE CENTRE DE LA VILLE (plusieurs bagarres avec les services de sécurité sont signalées, quelques barricades sont élevées des cocktails Molotov sont lancés.

LES JOURNAUX INSISTENT SUR LE FAIT DU CHANGEMENT DE CARACTERE DES EVENEMENTS:

L’ECHO D ALGER NOTE A PARTIR DE SAMEDI UN SIGNAL, UNE ETINCELLE JAILLIT DE BELCOURT.
CE FUT L’EMEUTE QUI GAGNA RAPIDEMENT LES HAUTEURS D’ALGER POUR ENVAHIR SUCCESSIVEMENT ET PAR DE LA, CLOS SALEMBIER, (DIAR EL MAHCOUL, DIAR ES SAADA, DIAR ECHEMMS)
LES COLLINES DE BAB EL OUED, MAISON CARREE, KOUBA, BIRMANREIS, BIRKHADEM, LA KASBAH, ET CLIMAT DE FRANCE ONT SIGNALE DE GRAVES EVENEMENTS A BELCOURT. DES JEUNES MUSULMANS ARMES DE MATRAQUES, DE PLANCHES ARRACHEES A DES PALISSADES PARCOURENT LA RUE DE LYON ET LES RUES AVOISINANTES EN POUSSANT LES CRIS DE (ALGERIE ALGERIENNE ) (ALGERIE MUSULMANE) ET LIBEREZ BEN BELLA )

VERS 20H, DES MANIFESTANTS MUSULMANS SACCAGENT DES VOITURES EN STATIONNEMENT ET ENVAHIRENT DES IMMEUBLES EUROPEENS A DIAR EL MAHCOUL (CONFORT) ET DIAR ES SAADA.

DIMANCHE 11DECEMBRE
LES DEPECHES DE L’AGENCE FRANCE PRESSE REPRISES PAR LE MONDE PECISENT AINSI LE DEROULEMENT DE CETTE JOURNEEE

10HEURES
Les Algériens descendent des hauteurs qui s’étagent au dessus de la rue de LYON criant des slogans nationalistes (LEURS DRAPEAUX VERTS EN TETE)
Arrivés a la RUE JULIENNE, AUJOURDHUI RUE MOULOUD ZIKARA, ils sont accueillis par des coups de feu tirés par des Européens.
LES GARDIENS DE LA PAIX S’INTERPOSENT ENTRE EUX ET LES CIVILS EUROPEENS.

DANS LEUR CAMIONS, LES PARAS BERETS ROUGES MANIFESTENT LEUR COLERE DEVANT LES CRIS DES MUSLMANS.

10H 30MN DE DIAR EL MAHCOUL, ARRIVE AU HAMMA, UN LONG CORTEGE DE MUSULMANS ARMES DE BATONS ET Y ARBORANT DES DRAPEAUX BRULANT TOUT SUR LEUR PASSAGE ET INCENDIENT UNE STATION D’ESSENCE.

11HEURES
ON APPREND QU’UN MUSULMAN A ETE TUE AU CLOS SALEMBIER, UN RAID DE REPRESAILLES EST DECIDE.
ALERTES, LES EUROPEENS ATTENDENT .

12HEURES
DES GROUPES D’ALGERIENS SE DEPLACENT DANS DIFFERENTS QUARTIERS DE DIAR ES SAADA, DE DIAR EL MAHCOUL AU RAVIN DE LA FEMME SAUVAGE OU UN EUROPEEN EST EGORGE.
UN BOUCHON DE C.R.S. BLOQUE DES MILLIERS D’ALGERIENS RASSEMBLES AUTOUR DE SIDI M HAMED

13HEURES
LE FLOT DES ALGERIENS DESCENDANT DES HAUTEURS VERS BELCOURT GROSSIT AU RAVIN DE LA FEMME SAUVAGE OU LES MUSULMANS ETABLISSENT UNE BARRICADE.

14HEURES
LES SCENES D’EMEUTES SE POURSUIVENT A DIAR EL MAHCOUL OU UN PARC D’ESSO EST INCENDIE.
LES MANIFESTANTS S’ATTAQUENT AUX PARCS DE VOITURES BRISANT CERTAINES ET S’EMPARANT D’AUTRES.
LES FAMILLES EUROPEENNES DU CLOS SALEMBIER SE REPLIENT SUR DIAR EL MAHCOUL (CONFORT)
15HEURES 30MN
LE DRAPEAU VERT ET BLANC EST HISSE SUR LA MOSQUEE DU CLOS SALEMBIER (ACTUELLEMENT EL ATIK) AUX ENVIRONS DUQUEL ECLATENT DE NOUVEAUX INCENDIES.


--------------------------------------------------------------------------------

TEMOIGNAGES
BAHLOUL SEDDIK :J AVAIS A L’EPOQUE 16 ANS L’APRES MIDI DU 10 DECEMBRE LES COMMERCANTS MUSULMANS DE LA RUE DE LYON SONT SOMMES PAR LES ULTRAS DE FERMER LEURS MAGASINS EN GUISE DE SOLIDARITE AVEC LES PIEDS NOIRS, CES DERNIERS, OPPOSERENT UNE FIN DE NON RECEVOIR CATEGORIQUE.
SURVINT ALORS L’ETINCELLE QUI MIT LE FEU A LA POUDRIERE (ENTRE MUSULMANS ET ULTRAS)
UN PIED NOIR SUR-EXCITE MENACA AVEC SON ARME UN GROUPE DE JEUNES ALGERIENS.
ATTROUPEMENT SPONTANE, LE RAS LE BOL DEBORDE, TOUT S’ENFLAMME :
INCENDIE DE VOITURES, LES MANIFESTATIONS PRENNENT UNE AMPLEUR CONSIDERABLE ET S’ETENDENT AUX AVOISINANTS DU CLO SALEMBIER, DIAR EL MAHCOUL, EL HAMA ET D’AUTRES PLUS ELOIGNES

BOUHASSANE MOSTEFALES CLAMEURS DE BELCOURT FURENT ENTENDUES PAR LES HABITANTS DU CLOS SALEMBIER QUI A LEUR TOUR MANIFESTERENT.

BOURAOUI ALICOMME PRESQUE INITIES, LES CITOYENS TOUS AGES CONFONDUS CONVERGENT VERS «TRIK TRICITI».
POPULEUX ET POPULAIRE, LE QUARTIER ARABE DE L’AAQUIBA SERVIRA DE BASE ARRIERE BIENS APPUYES PAR HOUMAT CLO SALEMBIER

BOUIKNI ABDELMALEK LE SOIR DU 10 DECEMBRE, LES COMBATTANTS DU FLN RECURENT L’ORDRE DEREJOINDRE LES REFUGES POUR RECEVOIR LES INSTRUCTIONS DES RESPONSABLES QUI VISAIENT LA PRISE EN CHARGE RAPIDEMENT DES MANIFESTATIONS DANS TOUS LES DOMAINES.
REPRISE DES MANIFESTATIONS LE DIMANCHE DU 11 À PARTIR DE LA PLACETTE DU CLOS SALEMBIER FAISANT FACE AUX BARAQUESA COTE DE LA CITE NADOR ET LA CITE D’EL BAHIA.

LES JEUNES AVANCAIENT TOUT EN ARBORANT DRAPEAUX ET BANDEROLES, HURLANT LES SLOGANS NATIONALISTES SACCAGEANT TOUT SUR LEUR PASSAGE.
LE PLUS EXTRAORDINAIRE C'EST LE NON-ACCAPAREMENT DES OBJETS ET DES BIENS DES PIEDS NOIRS. C'ETAIT LA REVOLUTION VIOLENTE ET NON LE PILLAGE.

IL FALLAIT RUINER LES BIENS DES EUROPEENS, LEURS MAISONS, LEURS MAGASINS ET LEURS VOITURES.
ILS BRULERENT DEUX VEHICULES SORTIS D'UN GARAGE ET LES CAMIONS DES ENTREPRISES TAGLIATI ET MONTSERRAT SERVIRENT AU TRANSPORT DES MANIFESTANTS JUSQUA EPUISEMENT DE LEUR CARBURANT, ILS FURENT ALORS BRULES.

LES SOLDATS ESSAYAIENT PARTOUT DE BARRER LES PASSAGES. UN JEUNE NARGANT LES MILITAIRES SCANDANT (ALGERIE MUSULMANE) REUSSIT A REPRENDRE LE DRAPEAU QUE LUI AVAIT ETE ENLEVE PAR UN OFFICIER FRANCAIS IL FUT FAUCHE EN PLEINE COURSE AU MOMENT OU IL REJOIGNAIT LES MANIFESTANTS PAR UNE RAFALE DE MITRAILLETTE.CONFECTION DES DRAPEAUX, DE BANDEROLES AVEC LES SLOGANS :
VIVE LE F.L.N., VIVE LE G.P.R.A. ET ALGERIE LIBRE ET INDE PENDANTE

LES RESPONSABLES DU F.L.N AVAIENT SAISI CETTE OPPOTUNITE EN S'ETANT RENDU COMPTE QUE LE PEUPLE ETAIT DECIDE D'EN FINIR AVEC LES COLONIALISTES ET QU'IL ETAIT PRET A ALLER JUSQU'AU SACRIFICE SUPREME S'IL LE FALLAIT.DES 7 HEURES DU MATIN LES HABITANTS DU CLOS SALEMBIER SE REGROUPERENT ET EN QUELQUES INSTANTS LA PLACETTE INFERIEURE ETAIT PLEINE DE MONDE ET SURTOUT LES ADOS.

UN GROS CAMION BERLIET REMPLI DE JEUNES ARRIVA ET PARMI EUX LE FRERE DAHMANI ALI QUI BRANDISSAIT TOUT HAUT L'EMBLEME NATIONAL SALUE PAR LES YOU YOU DES FEMMES,

CE FUT LE SIGNAL DU DEPART, LE CAMION KLAXONNANT(ALGERIE MUSULMANE) LES MANIFESTANTS CRIANT (VIVE L ALGERIE).

UN CHAR ET DES SOLDATS DU COTE DE LA PLACETTE (ACTUELLEMENT PLACE DU 1 JUILLET ) BARRAIENT LE PASSAGE. MAIS LA JONCTION DES MANIFESTANTS AVEC LA FOULE VENUE DE LA CITE POPULAIRE DE DIAR ECHEMS CONSTITUANT UNE MAREE HUMAINE DEFERLA SUR LES SOLDATS FRANCAIS QUI NE PURENT RIEN FAIRE POUR LES ARRETER.



11 DECEMBRE 1960
à CLOS SALEMBIER

SITUATION A ALGER

DES LE 1er NOVEMBRE 1954, JOUR DU DECLENCHEMENT DE LA GUERRE DE LIBERATION APRES AVOIR COMME D’AUTRES VILLES D’ALGERIE MENE UNE DUREE ET HEROIQUE GREVE DES HUITS JOURS ET PARTICULIEREMENT APRES AVOIT RESISTE A UNE LONGUE ET GRANDE BATAILLE « D’ALGER », AUX OFFICIERS LES PLUS REPUTES A l’EPOQUE.
ALGER ETAIT PRESQUE TOTALEMENT EPUISEEPAR LA DURE REPRESSION, LES ARRESTATIONS, LA TORTURE ET LES DEPARTS DES JEUNES AU MAQUIS.

CHAQUE FAMILLE ETAIT EBRANLEE AYANT AU MOINS UN MEMBRE DETENU, TUE, OU AU MAQUIS.

LES RESEAUX « TERRORISTES » URBAINS ETAIENT DESORGANISES ET DISPERSES.
UN CLIAMT DE SUSPICION RENDAIT VAINES TOUTES TENTATIVES DE PLANIFICATION OU D’ORGANISATION.

MALGRE CETTE ATMOSPHERE LES MILITANTS ENCORE EN LIBERTE AINSI QUE D’ANCIENS DETENUS LIBERES TENTAIENT CA-ET-LA LA FLAMME ET DE RESTER EN CONTACT AVEC LEURS ZONES OU LEURS WILAYAS D’ORIGINE

MAIS HELAS EN CETTE COURTE PERIODE, IL N’Y AVAIT PLUS DE POSSIBILITES D’ORGANISATION OU DE COORDINATION A ALGER.

EN 1960 LE G P R A DECIDA DE CONFIER L’ORGANISATION ET LA MISE EN PLACE DES RESEAUC D’ALGER PROMUE ZONE 6 SOUS LE COMMANDEMENT DE LA WILAYA IV.

Le colonel Bounaama Djillali dit si Mohamed COMMANDANT LA WILAYA 4 mettra en place un plan d’action et chargera certains officiers expérimentés de L’ ALN qui connaissaient bien ALGER tels que BOUSMAHA MOHAMED, ROUCHAI BOUALEM, BOURAOUI SAID, BELlHADJ ATHMANE, MOULAY ZINNEDINE, LOUNIS MOHAMED, ALI SALEM BIER, DJAMEL BENAI de rejoindre ALGER afin de réorganiser cette zone
Ils arrivèrent dans la capitale en septembre 1960 et très difficilement ils purent contacter quelques militants et quelques jeunes ainsi que l es groupes qui existaient.


APRES UNE DERNIERE REUNION TENUE LE 20 NOVEMBRE A BEN AKNOUN CHEZ HADJ AISSA DOUDOU, UN EVENEMENT DEVAIT COMPLIQUER LA SITUATION D’AVANTAGE : un accrochage a BENI MESSOUS en Novembre1960, certains membres tomberont au champ d’honneur d’autres seront arretés ou blessés.

BELHADJ ATHMANE DIT SI DJAFFAR , AMEUR HAMID, BOUDJEMAA KHELLIL sont tombés au CHAMP D HONNEUR.
CEUX qui sont restes libres continuèrent leur mission de contact et de recherche.

AINSI SE PRESENTAIT LA SITUATION A ALGER.


CLIMAT DE SUSPICION , DECOURAGEMENT, MEFIANCE

Alger était quadrillée par l’ARMEE ET LA POLICE. LES MANOEUVRES PSYCHOLOGIQUES DU CAPITAINE LEGER ET LES S.A.U. avaient réussi à organiser des équipes DE BLEUS ( ALGERIENS VETUS DE BLEU DE CHAUFFE RECRUTES DE GRE OU DE FORCE PAR LES S.A.U. ET UTILISES COMME INDICATEURS QUI EVIDEMMENT COLLABORAIENT AVEC SES SERVICES .

On ne voyait plus la fin. REPRESSION OMNI-PRESENTE .
LE CALME APPARENT (QUI PRECEDE LA TEMPETE ) JUSTIFIAIT LES THEORICIENS FRANCAIS DU DERNIER QUART D HEURE .
LA REALITE ETAIT TOUTE AUTRE UN RAS LE BOL AU SEIN DES MASSES POPULAIRES

Du coté français, LA POLITIQUE GAULIENNE PREDOMINAIT.
SUR LE PLAN MILITAIRE, LE GENERAL DE GAULLE A TOUT FAIT POUR TRIOMPHER LA SOLUTION MILITAIRE EN MULTIPLIANT LES OFFENSIVES CONCUES PAR LE PLAN CHALLE CONTRE LES MAQUIS.

DURANT la même période il a pris plusieurs initiatives politiques :
- DISCOURS SUR L’AUTO DETERMINATION EN SEPTEMBRE 1960.
- DISCOURS EN FAVEUR D UN CESSEZ LE FEU NOVEMBRE 59
- PAIX DES BRAVES JUIN 1960
- DISCUSSION AVEC LES REPRESENTANTS DU FLN A MELUN
- ET LA DERNIERE TROUVAILLE « ALGERIE ALGERIENNE SEPTEMBRE 60 »

LES MILIEUX ULTRAS SONT DESORIENTES PAR CETTE NOUVELLE ORIENTATION POLITIQUE DU GENERAL DE GAULLE QUI NETAIT PAS CONFORME A LA LEUR.

LES ULTRAS SE SENTANT MENACES, LE FRONT DE L’ALGERIE FRANCAISE (FAF) RENFORCE SON ORGANISATION ET LANCE A LA VEILLE DU VOYAGE DU GENERAL DE GAULLE UNE GREVE GENERALE QUI EST PRESQUE TOTALE DANS LE SECTEUR PRIVE.

MALGRE LA POLITIQUE DU GENERAL A CETTE PERIODE ET LA REACTION DES ULTRAS, LES EVENEMENTS VONT SE SUCCEDER A UNE VITESSE TELLE QUE NUL NE POUVAIT LES PREVOIR

Source: archives

Presse nationale

El Moudjahid du 13.12.1960.....AD YERHAM REBBI CHOUHADA...

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Ayamoon
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MessageSujet: Re: 11 décembre 1960   Ven 11 Déc - 17:14

GLOIRE A NOS MARTYRS.
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MessageSujet: Re: 11 décembre 1960   

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