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 Amazighité : la fin de l’hostilité n’est pas la fin du problème.

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tikka
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MessageSujet: Amazighité : la fin de l’hostilité n’est pas la fin du problème.   Mar 30 Nov - 16:06

Reflet culturel
Amazighité : la fin de l’hostilité n’est pas la fin du problème


Un colloque organisé à Oran par le HCA sous la thématique globale se rapportant à la toponymie et intitulé : “Le nom propre maghrébin de l’homme, de l’habitat, du relief et de l’eau” vient de se terminer. Le thème choisi est en effet d’une importance incontestable tant il révèle que la question amazighe n’est pas au bout de ses peines. Et pour cause, les intervenants ont tous relevé cette action tendancieuse de l’administration qui demeure encore à faire la chasse à tout nom de personne ou de lieu qui se rapporte au fait berbère. Cette action administrative des plus inhumaines et qui consiste à imposer, notamment une prénomination de remplacement des nouveaux-nés s’appuie sur un décret de 1983 qui stipule que “les Algériens doivent avoir un prénom de consonance algérienne”. Face à cette troncature, le premier responsable du HCA, Monsieur Youcef Merahi, s’est posé justement la question de savoir “quel contenu doit-on mettre dans cette algérianité” ? Une question pertinente qui soulève toute l’ambiguïté dans la formulation du décret savamment introduite pour permettre tous les dérapages que nous connaissons en matière de prénomination imposée. En réalité de cause, les rédacteurs du décret savent qu’un prénom ou un nom n’est jamais neutre. Ils savent qu’un nom est porteur d’une signification spécifiquement liée à ce qu’il désigne, à ce qu’il évoque et à ce qu’il suggère surtout. En effet, et à titre d’exemple, prénommer un enfant Juba est en soit tout un cours d’histoire se rapportant à une époque et à un génie du pays qui a bâti un État berbère souverain et qui plus est a fait dans la science plurielle (architecture, mathématiques, philosophie, etc.). Prénommer également un enfant Koceila, c’est rappeler que ce roi berbère des années 630 a neutralisé les plans d’occupation du conquérant Okba. Ces noms, et encore bien d’autres, sont bannis à l’école dans la discipline histoire. Il n’est resté alors comme alternative de contestation, de dénonciation et de revendication de l’histoire réelle du pays que le fait de faire porter ces prénoms par les enfants, une façon de prolonger l’espoir de voir un jour cette Histoire revue, corrigée et remise sur les rails de sa vérité. Décidément et hélas, la fin de l’hostilité à l’égard de l’amazighité n’est pas la fin du problème.
Abdennour Abdessalem.Liberte

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