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 L’UNION FAIT LA FORCE...rappel

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tikka
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MessageSujet: L’UNION FAIT LA FORCE...rappel   Jeu 9 Fév - 12:46

L’UNION FAIT LA FORCE[1]

L’union et la solidarité sont les seules issues favorables.

Il était une fois un vieil homme qui avait sept fils. Comme il sentait qu’il vivait ses derniers jours, il prépara quatorze cannes qu’il divisa en deux tas de sept cannes chacun. Il fit venir ses fils auprès de lui.

L’aîné lui demanda : « Que nous veux-tu père ? »

Le père lui dit : « Mon fils, tu voix le premier tas de cannes, je veux que chacun de vous en prenne une et essaie de la casser ! »

L’aîné saisit une canne et la brisa. Le second en fit de même avec la seconde. Et ainsi de suite jusqu’au dernier qui cassa également la dernière canne qu’il avait saisie.

Le père dit : « Maintenant, je veux que chacun de vous saisisse le second tas et essaie de casser les sept cannes à la fois. »

L’aîné saisit le tas et essaya de le casser, mais en vain.

Le second essaya à son tour mais ne parvint pas non plus à les casser. Et ainsi de suite jusqu’au dernier qui, à son tour, essaya vainement de faire ce que n’ont pu réaliser ses frères.

Alors leur vieux père leur dit : « Voyez-vous mes enfants, tant que vous resterez unis, personne n’arrivera à vous « casser » ; séparés, vous serez « brisés » un à un comme vous avez brisé une à une les cannes du premier tas. Souvenez-vous que l’union l’emporte sur ce qui coupe[Tadukli tugar leqdhaâ !] : elle fait la force ! »

L’union et la solidarité sont deux sources qui viennent de la même nappe phréatique : l’intelligence humaine.

Tadukli t-twizi d-ighbula i d-yettasen si yiwet n tmezga : tamezli d lefhama.


[1] Extrait de Sagesses de l’olivier, L’Harmattan, 2009.
Youcef Allioui.


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MessageSujet: Re: L’UNION FAIT LA FORCE...rappel   Jeu 9 Fév - 19:59

Hassane Moussa est un enseignant Algérien ,installé en cote d'ivoire, personnellement, j'entretiens un échange para-scolaire avec lui, ou plutôt nos élèves font des échanges dans ce sens , ce texte écrit par ses élèves,m'a été envoyé il y a de cela un mois, prochainement , je vous ferai parvenir les contes inventés de mes élèves
cordialement
l'enseignante


Attention aux orphelins

Autrefois, dans le village de Gani-Gawané*, les orphelins étaient rejetés et abandonnés. Selon cette triste habitude, une année, à l’approche de la saison des pluies, le petit Adamou fut emmené dans une brousse lointaine parce que personne ne voulait plus s’occuper de lui : un de ses oncles qui l’avait recueilli après la mort de ses parents et l’avait élevé presque dix ans, mourut lui aussi et sa veuve avait beaucoup de mal à élever ses propres enfants. Le chef du village à qui elle avait fait appel décida donc d’abandonner le petit Adamou.

Ainsi l’enfant se retrouva-t-il seul, parmi les animaux sauvages, à des lieues du village le plus proche. Comme par miracle, il trouva une grotte et s’y cacha. Or, grâce à Dieu, dans le fond de cette grotte, on avait caché, sans doute pour les protéger des razzias, des vivres les plus divers : de la viande séchée, des sacs emplis de niébé** et tout ce qu’il lui fallait pour vivre. Dans la brousse épaisse qui l’entourait, Adamou put ainsi éviter la mort à laquelle il était destiné. Il apprit à éviter les animaux sauvages, sut bientôt faire des pièges et se distraire en regardant les ombres, les nuits de pleine lune. Mais nuit et jour aussi, il maudissait les habitants du village qui l’avaient abandonné. Il souhaitait pour eux les pires catastrophes dont il avait entendu les anciens parler : les pluies qui noyaient les récoltes, ou au contraire, la sécheresse, ou encore, les invasions de sauterelles. Ses malédictions furent efficaces. Ainsi, des semaines, des mois passèrent sans qu’une goutte d’eau ne tombe à Gani-Gawané. La tristesse y devenait pesante car ni le manioc, ni le niébé, ni le sorgho*** ne germaient dans les terres qu’on avait ensemencées et la perspective de la famine accablait grands et petits.

Au contraire, les pluies de l’hivernage avaient arrosé tous les villages alentour, partout, les paysans s’apprêtaient déjà à des récoltes abondantes, les greniers allaient déborder. La bonne fortune des villages voisins augmentait encore la tristesse et le découragement à Gani-Gawané. On ne savait plus à quel génie se vouer et bientôt, il fallut aller dans les villages voisins quémander jusqu’au moindre grain de mil ou de sorgho. Nulle part, on n’était disposé à aider un village qu’on considérait comme maudit.

Les bergers de Gani-Gawané eux-mêmes, durent beaucoup s’éloigner pour trouver des pâturages encore verts. Un jeune berger à peine plus âgé qu’Adamou alla même jusqu’à s’approcher de la grotte perdue où l’orphelin avait trouvé refuge. Ses vaches paissaient paisiblement sur une étendue d’herbe bien verte proche de ces lieux quand l’une d’elle quitta le troupeau ; le petit berger la suivit et découvrit, tout étonné, au bas de la falaise où il se trouvait, une anfractuosité d’où sortait le son d’une voix humaine. Prêtant l’oreille, il fut stupéfait d’entendre ces maux : « Habitants de Gani-Gawané, maudits soyez-vous qui m’avez abandonné loin des hommes. Je suis seul loin de tout et sans la nourriture que je retire du fond de cette grotte, je n’aurais pu survivre à cet abandon. Que vos semences se noient sous les pluies d’hivernage, que la sécheresse fasse mourir les jeunes pousses, que les sauterelles dévorent ce qui reste sur pied. Puissent vos enfants en périr puisque vous ne faites pas l’effort de prendre soin des orphelins. Et toi, génie de cette grotte, fais que cette malédiction se réalise ! »

Le berger comprit bien vite qui parlait, il se souvenait d’Adamou dont il avait partagé les jeux et le reconnut vite comme l’auteur de ces malédictions.

Abandonnant sur le champ son troupeau, il courut au village informer le chef de ce qu’il venait de découvrir. Ce dernier n’eut pas de peine à reconnaître ses torts et appela le sorcier qui s’empressa de supplier le génie de la grotte. Pendant ce temps, tous les hommes du village se rendirent en cortège auprès d’Adamou et le ramenèrent bien vite à Gani-Gawané. Le chef du village le prit dans sa maison où il fut accueilli comme l’un de ses fils. Une grande pluie s’abattit aussitôt sur le village. C’est depuis ce jour que les orphelins sont traités avec soin et amour à Gani-Gawané.

* Gani-Gawané : nom qui signifierait : « Me voici, voici l’autre »
** Niébé : sorte de haricot cultivé en Afrique de l’ouest.
*** Sorgho : plante graminée d’Afrique dont les grains sont utilisés pour l’alimentation humaine.

D’après le texte des élèves de l’Ecole de Tanchia
Nom du conteur : Haoua Boubacar
Groupe d’élèves : Ayouba Amadou, Ibrahim Sani, Nafissatou Mamane Souley.
Enseignants encadreurs : Hassane Moussa, Hachimou Dayouma, Mahamadou Djimrao.
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