Pour ceux qui n’auraient pas vraiment suivi depuis le début, l’évolution de la crise financière qui secoue presque toutes les places boursières voilà quelques explications simples sur l’origine de ladite crise et ses répercutions sur l’économie internationale en général et notre économie en particulier.
Cette modeste intervention sera scindée en trois parties.
Première partie : L’origine de la crise
Deuxième parties : Quelle est l'ampleur des pertes ?
Troisième partie : Quelles sont les conséquences pour l’Algérie ?
CRISE FINANCIERE 1929
Les années 1920 avaient été une décennie de prospérité et de hausse, souvent rapide, des cours des actions. L'éventualité même d'une récession était largement écartée.
Cependant, en octobre 1929, une crise financière et économique sans précédent s'abat sur le monde suite à une chute brutale des cours des actions à Wall
Street puis elle va s'étendre au monde entier dans les deux années qui suivent. En effet, la circulation des capitaux est devenue de plus en plus autonome et l'excès de spéculation boursière et l'irrationalité des comportements des agents de bourse ont accéléré le rythme de circulation de l'argent indépendamment des opérations économiques.
Résultat, personne ne veut racheter les titres dont la valeur s'écroule, les cours s'effondrent davantage, provoquant à la fois une fragilisation du système de crédit net et de l'épargne.
La spécificité des années 1930 est que la crise financière est suivie d’une récession qui s’aggrave durant plusieurs années, conduisant au phénomène unique d'une "grande dépression" qui s'étend sur près d'une décennie. Cette dépression mondiale, d'une ampleur sans précédent (baisse d'un tiers de la
production industrielle mondiale),
Au delà du krach boursier, les crises financières se succédèrent dans les années 1930-1933.Plusieurs vagues de faillites bancaires eurent lieu en 1930 et surtout 1931 et 1933. En trois ans disparurent 9000 banques, représentant 15% des dépôts du système bancaire. La gravité de ces vagues s'explique largement par le phénomène de "dominos" qui conduisit des banques à faire faillite du seul fait de la chute d'autres banques (leurs débitrices). En retirant leurs avoirs, les déposants accélèrent la panique générale, et amenant ainsi les banques à la crise de liquidités.
Le «krach boursier» américain, qui se déroule les 23, 24, 28 et 29 octobre 1929 entraînant l'ébranlement des cours sur les marchés mondiaux. Cette généralisation des pertes boursières provoque des faillites considérables des paniques en chaîne, et même des vagues de suicide chez les porteurs de titres ayant ruiné par affolement leurs clients.
ACCORD DE BRETTON WOODS
En 1943, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont demandé la création d’un organisme mondial pour veiller à la stabilité des taux de change et à la relance du commerce international. En 1944, des délégués de 44 États se sont réunis, à Bretton Woods, dans le cadre de la Conférence monétaire et financière des Nations Unies et se sont entendus sur l’instauration d’un système monétaire international d’après-guerre reposant sur la convertibilité des devises, la stabilité des taux de change et le libre-échange. Pour atteindre ces objectifs, on a fondé deux organismes :
Le Fonds monétaire international (FMI)
La Banque Mondiale (BM).
L’intention des délégués était de fournir une aide économique pour reconstruire l’Europe d’après-guerre .
Au début des années 1970, le principe de Bretton Woods, s’est révélé irréalisable et a été remplacé par un système de taux de change flottant au lieu des taux de change fixes.
La crise financière mondiale actuelle ne pourra être comparée à celle de 1929 en raison des différences de contextes. Elle sera peut-être plus étendue, mais moins ardue, car de nombreux mécanismes pour la ralentir, sans pouvoir l'empêcher, existent.
De nombreux observateurs s'entendent pour constater que cette crise avait connu des signes
Depuis plusieurs mois, les bourses sont secouées par de fortes baisses qui touchent notamment les valeurs bancaires
La crise des « subprimes » a provoqué la débandade financière et bancaire actuelle.
Tout a commencé par la baisse des taux d’intérêt sur l’immobilier. Les classes moyennes ont été rapidement logées, il fallait trouver d’autres clients. Il ne restait plus que les pauvres qui sont nombreux aux Etats Unis.
Tout le monde pouvait acheter un bien, un appartement, une maison. Seulement, pour acquérir leurs logements, les plus pauvres devaient s’endetter, évidemment en respectant les règles du marché ( pas de garanties collectives, pas d’aides de l’Etat et généralisation des taux variables) .
Sous l’effet de la demande croissante et de la difficulté de réaliser des projets immobiliers rapidement, les prix ont flambé. Les premiers souscripteurs ont alors fait fortune. Les banques cherchent continuellement des produits à forte rentabilité. Avec leur taux d’intérêt élevé, les subprimes sont très rentables, et accessoirement très risquées. Pour les rendre présentables, les spécialistes des produits financiers les ont noyés parmi d’autres titres moins risqués. Le tour était joué, les banquiers achetaient des avoirs très rentables et sans risques.
PUIS, TOUT S’EST EFFONDRE le rêve américain de la propriété pour tous vire au cauchemar.
L’augmentation des taux a amorcé la crise. Pour lutter contre l’inflation, la Réserve Fédérale (l’équivalent de la Banque d’Algérie) a remonté plusieurs fois et les plus vulnérables des souscripteurs ont de plus en plus de mal à payer les intérêts de leurs dettes. Certains veulent sortir de cet enfer. Ils sont peu nombreux au départ. Les premiers profitent de la hausse de l’immobilier et des derniers entrants sur le marché. Puis l’offre dépasse la demande, et le système s’emballe.
Le double mouvement de baisse des prix de l'immobilier aux États-Unis depuis 2006 et la remontée des taux d'intérêt ont conduit au défaut de paiement de nombreux emprunteurs, et donc à la mise en situation de faillite, ou de quasi-faillite, des établissements spécialisés aux États-Unis puisque la valeur des habitations est devenue inférieure à la valeur du crédit qu'elles étaient censées garantir. Ainsi, les établissements de crédit, censés pouvoir récupérer leurs mises en vendant les habitations hypothéquées, se retrouvent sans moyen rapide de redresser leur bilan, puisque vendre ces biens ne suffisait plus à recouvrir leurs pertes. L'afflux de biens saisis mis en vente sur le marché a même aggravé le déséquilibre du marché immobilier où les prix se sont effondrés. Sans parler de la faillite des millions de ménages obligés d’abandonner leur logement. Aujourd’hui près de trois millions de personnes pourraient perdre leur logement.
Définition des subprimes et des crédits hypothécaires
Les subprimes : sont des crédits hypothécaires accordés à une clientèle peu solvable, sur la base d'une majoration du taux d'intérêt appliquée à un emprunteur dont la solvabilité est « en dessous » d'un certain seuil censée compenser les risques pris par le prêteur.
Le crédit hypothécaire : est un prêt d’argent assorti d’une hypothèque. Dans l’éventualité où l’emprunteur ne peut faire face au remboursement de son crédit, la banque peut revendre le bien mis en hypothèque, même si celui-ci a déjà été revendu à une autre personne. À noter qu’en cas de vente aux enchères, le bénéficiaire de la garantie hypothécaire sera prioritaire par rapport aux autres créanciers.
GUENZETIEN
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