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 12 eme édition du Festival du film amazigh

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tikka
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MessageSujet: 12 eme édition du Festival du film amazigh    Mar 27 Mar - 16:29


Et c'est parti pour une nouvelle édition qui verra notamment la projection de plusieurs films en compétition pour l'Olivier d'Or.

C'est en présence de Abderrahmane Bouguermouh, réalisateur de La Colline Oubliée, premier long métrage professionnel en langue amazighe, que le coup d'envoi de la douzième édition du Festival du film amazigh a été donné dans la soirée de samedi à dimanche derniers. Environ quatre cent festivaliers se sont donné rendez-vous au Théâtre régional Kateb-Yacine de Tizi Ouzou. Prévu, à 17 heures, la cérémonie d'ouverture n'a finalement eu lieu qu'à 18h30, car il fallait aux organisateurs beaucoup d'efforts pour apporter les dernières retouches aux préparatifs pour un festival de cinéma dans une wilaya dont l'infrastructure fait cruellement défaut. C'est Assad El Hachimi, commissaire du festival lui-même qui fait ce constat quelques minutes avant le début de la fête du grand écran. Ce n'est pas seulement l'infrastructure qui fait défaut, la production également n'est pas à la hauteur d'un tel festival dont les efforts des organisateurs sont énormes. Des efforts qui ne cesseront de se poursuivre jusqu'au 28 mars en cours car le plus dur n'est pas seulement avant le coup d'envoi du festival mais, aussi tout au long de son déroulement. Le défi est désormais relevé par une équipe infatigable et optimiste, un optimisme qui peut par moment paraître démesuré car en l'absence d'une production conséquente de qualité, le commissariat du festival à lui seul ne peut relever tous les défis en même temps. Mais pour l'instant, ce commissariat réussit à chaque fois à tenir sa promesse celle de maintenir le festival de façon régulière et avec une organisation qui ne cesse de se perfectionner d'année en année. Sur le plan organisationnel, on peut le dire sans risque de se tromper, tout est ajusté à la perfection. On ne peut pas conjecturer qu'avec les moyens dont dispose l'équipe d'organisation, on pourrait faire mieux. Une documentation riche et variée est distribuée aux participants et à la presse: un nouveau numéro de la revue Assaru-cinéma, des CD et cette fois-ci, le festival édite même une gazette quotidienne le concernant. Le sans oublier que le site Internet du festival est réactualisé à la minute près. L'équipe du festival fait si bien son travail, reste aux réalisateurs et aux autres acteurs du domaine de faire le leur pour permettre à ce festival de conquérir ses lettres de noblesse.
En attendant revenons-en à la cérémonie d'ouverture: Abderrahmane Bouguermouh est appelé à monter sur scène. Une explosion d'applaudissements suit la prononciation du nom du réalisateur, qui est entré dans l'Histoire puisqu'il a été le premier à avoir réalisé un film professionnel en kabyle. La salle se lève quand Abderrahmane Bouguermouh est devant le public. Un responsable de l'office national des droits d'auteurs offre un prix de reconnaissance à Abderrahmane Bouguermouh, puis Aomar Hakkar, réalisateur et président du jury de l'Olivier d'or offre également un cadeau au même réalisateur. C'est le moment le plus touchant de la cérémonie d'ouverture. Puis, place est laissée à quelques spectacles avec des lectures de poésie, de comédie et autres tours de magie avant de céder le tour à la projection de films de la Libye, invité d'honneur pour cette nouvelle édition.
C'est hier dimanche qu'a eu lieu le début des projections des films en compétition pour l'Olivier d'or qui sont au nombre de quinze, tous genres confondus: courts et longs métrages et documentaires. En plus de la Maison de la culture de la ville de Tizi Ouzou et du Théâtre régional Kateb-Yacine, les projections se déroulent dans les villes d'Azazga, Aïn El Hammam, Azzefoun, Drâa EL Mizan et Larbâa Nath Irathen. Au total, quatre cent festivaliers et quatre-vingt journalistes prennent part à ce festival qui s'étalera jusqu'au 28 mars.
Parmi les invités de marque du festival, on peut citer le grand réalisateur Mohamed Lamine Merbah qui va animer une conférence sur le cinéma national et la relève. Par ailleurs, puisque la tenue de ce festival coïncide avec le cinquantenaire de l'indépendance, les organisateurs annoncent la tenue d'une journée d'étude à Larbâa Nath Irathen le 27 mars autour du thème «l'image au service de la révolution», animée par Louiza Ighil Ahriz, Youcef El Khatib, Ali Haroun, Abderrahmane Bouguermouh, Mohamed Bensalah et Daniel Maoudj.

Par Aomar MOHELLEBI
Abderrahmane Bouguermouh honoré au FCNFA

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MessageSujet: Repose en Paix Dda Abderrahmane...   Lun 4 Fév - 12:38

Hospitalisé en urgence mercredi dernier à l'Hôpital de Bitraria (El-Biar), Abderrahmae Bouguermouh, réalisateur du célèbre film "La colline oubliée" vient de nous quitter et plonger ainsi la communauté Algerienne dans une grande tristesse.L’inhumation de Abderrahmane Bouguermouh aura lieu demain mardi à Ighzer Amokrane, dans la commune d'Ouzellaguen, à Béjaïa.
Né le 25 février 1936 à Ouzellaguène, fils d'un instituteur de la sévère école normale française et d'une mère analphabète qui ne connait que les poèmes et chants kabyles. Etudes secondaires à Sétif où il voit de prés l'horreur et la mort lors des événements de 1945. En 1957, il rencontre l'écrivain Mouloud Mameri ! Début d'une longue amitié. Après un passage à l'IDHEC (Institut des hautes des Etudes Cinématographiques) en 1960. Bouguermouh réalise des émissions de variétés pour la télévision, RTF, à Cognacq Jay.

En 1963, il retourne au pays et participe à la création du CNCA (Centre National Cinématographique Algérien). Il en est exclu en 1964, à cause de ses idées. En 1965, sur un texte de Malek Haddad, il tourne "Comme une âme", un moyen métrage en berbère. Le film est refusé par le ministère qui en exige une version arabe. Il part alors pour Paris où, il post-synchronise le film en français: cela lui vaudra un deuxième licenciement, la confiscation et la destruction des positifs et des négatifs. Le film ne sera jamais diffusé.

De 1965 à 1968, il réalise une série de documentaires de commande et prend contact avec les premiers intellectuels de la revendication berbère, Monsieur Hannouz, Taous Amrouche, Mouloud Mameri, Batouche Mouloud et Bessaoud Mohand Arab. Le réalisateur s'intéresse à un documentaire archéologique avant de tourner un autre moyen métrage "la grive", en 1967. Plusieurs fois primés, le film constitue selon les journalistes l'une des premières anthologies cinématographique algérienne. En 1968, il dépose "La colline oubliée" à la commission de censure. Dans une lettre d'intention, il précise que ce film ne peut se faire qu'en kabyle. Le projet est rejeté sans explication. Commence alors une langue traversée du désert au cours de laquelle, il collabore avec Mohamed Lakhdar Hamina dans "Chronique des années de braises", en 1973.
Il réalise successivement pour la télévision "les oiseaux de l'été", en 1978 puis "Kahla oua beida", en 1980, grand succès populaire. En 1987, il tourne son premier long métrage en 35mm "Cri de pierre", plusieurs fois primé à l'étranger, mais très attaqué en Algérie. En 1989, on lui accorde enfin, l'autorisation de tourner en berbère "La colline oubliée" (1996).

À partir de la fin des années 60, il tourne plusieurs courts métrages et contribue par la réalisation d'un épisode au film collectif L'Enfer à dix ans (1968). Il travaille comme assistant réalisateur pour Lakhdar Hamina (sur Chronique des années de braise) et réalise deux longs métrages pour la RTA, Les Oiseaux de l'été (1978) et Noir et blanc / Kahla wa beida (1980). Longs métrages : Cri de pierre / Sourâkh al-hajar (1986), La Colline oubliée (1996).

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MessageSujet: Re: 12 eme édition du Festival du film amazigh    Mar 5 Fév - 12:57


Tikkaaaaaaaaaa, on va lui rendre dernier hommage à notre façon à ce grand monsieur, avec son premier film en langue berbère, "La colline oubliée" voici un extrait du film.
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MessageSujet: Re: 12 eme édition du Festival du film amazigh    Mar 5 Fév - 15:44

Les trente ans de combat d’un cinéaste kabyle

L’adaptation à l’écran et en langue amazighe du roman de Mouloud Mammeri, «La Colline oubliée» raconté par le journal Le Monde

C’est toujours la même histoire. Quand il va dîner à L’Homme bleu, un restaurant berbère du XIe arrondissement de Paris, le patron met un point d’honneur à ne pas lui donner l’addition. Abderrahmane Bouguermouh proteste, insiste, mais il n’y a rien à faire. Ce qu’il doit à L’Homme bleu n’est rien comparé à ce que la Kabylie toute entière doit à ce petit homme trapu au visage éprouvé, le cœur en capilotade après un infarctus, le regard serein, pourtant, de celui qui est parvenu à ses fins. Plus de trente ans qu’il attendait, qu’il luttait contre le censure algérienne, contre des pouvoirs frileux qui l’empêchaient de réchauffer son rêve de gosse : adapter au cinéma La Colline oubliée (Folio n°2353), le superbe roman de l’écrivain Mouloud Mammeri, qui fut son ami jusqu’à sa disparition accidentelle en 1989, dans un accident de la route aux circonstances mal élucidées. Un film sur la Kabylie, tourné entièrement en tamazight, la langue des siens, c’était ça, l’obsession de Bouguermouh. « Je savais que je serais toujours un apatride dans mon propre pays tant que le berbère n’aurait pas droit de cité au cinéma ». Cette révélation, Bouguermouh la reçoit un jour de 1952, lorsque son frère aîné lui donne le roman de Mammeri. « Voilà un livre qui parle de nous ». Bouguermouh a quatorze ans. Il dévore la Colline oubliée, insensible à la violente critique de l’époque, qui reproche à l’écrivain de tomber dans le « régionalisme » et « l’antinationalisme » au moment ou l’Algérie entre en lutte pour son indépendance. « Pour moi, c’était un coup de foudre, un premier amour. Au lycée, on ne lisait que les classiques français. La Colline oubliée nous montrait comme nous étions », se souvient Bouguermouh. Dans un village des montagnes kabyles, au début des années 40, une petite société traditionnelle tente de vivre, des jeunes gens de s’aimer, d’imaginer l’avenir, le leur, celui de leur terre, celui de l’Algérie, malgré le typhus, malgré l’armée française, qui entraîne les hommes en âge de se battre dans un conflit qui les concerne si peu. Leur courage, leur mort souvent ne leur vaudra aucune reconnaissance. La Colline oubliée est la chronique douce-amère des cataclysmes du monde et de l’injustice coloniale sur les hauteurs du Djurdjura, loin de tout espoir. Pendant la guerre d’Algérie, Bouguermouh rencontre Mammeri à Paris. L’écrivain part se réfugier au Maroc. Bouguermouh est tenté par le cinéma. Ensemble ils évoquent l’idée d’une adaptation, plus tard, quand l’Algérie sera libre. En attendant, le jeune Kabyle suit les cours de cinéma de l’Idhec. Il vit « La grande bohème », travaille pour la radio-télévision française, réalise documentaires et téléfilms. Au lendemain des accords d’Evian, il retourne au pays. « Je croyais pouvoir tourner des films en berbère. C’était ne pas connaître le système qui se mettait en place en Algérie ». Son premier moyen-métrage consacré à la Kabylie est mis sous séquestre. Mais sa volonté est tenace : « Je ferai des films en Kabyle ou rien ». En 1968, il dépose le scénario de La Colline oubliée. La commission de censure le rejette. Bouguermouh devra attendre les émeutes d’octobre 1988 en Algérie pour que la commission soit dissoute et son projet accepté. Un comité de lecture, composé de personnalités indépendantes comme les écrivains Rachid Mimouni et Tahar Djaout, lui accorde une aide de 4 millions de dinars, soit le huitième du budget nécessaire à la réalisation du film. Pendant toutes ces années, Bouguermouh a travaillé dans l’ombre. Il a été assistant de Lakhdar Hamina sur Chronique des années de braise (Palme d’or au festival de Cannes en 1975). Mais ce succès par procuration ne lui sera même pas rémunéré. Sans le sou, il s’est installé en Kabylie dans la ferme de son père. Sa femme est une speakerine connue de la télévision algérienne. Ses enfants grandissent. Il tourne deux téléfilms en arabe pour payer leurs frais de scolarité en France. En 1988, l’une de ses œuvres, Cri de pierre, a reçu un prix dans un festival de télévision au Maroc. L’interdiction qui pesait sur la Colline oubliée est Certes levée, mais l’argent manque. La radio-télévision algérienne, qui s’était engagée à coproduire le film, se désiste. Une longue quête s’engage, une de plus. Le cinéaste entreprend la tournée des wilayas (régions de sensibilité berbère). Un comité de soutien au film est créé en 1992. Toute la Kabylie se mobilise. Les familles

Avant-première à Tizi-Ouzou en décembre 1994 : c’est à peine si on remarque les défauts techniques. Seule compte cette nouvelle langue

ouvrent leurs vieilles malles, explorent leurs greniers, ressortent des robes d’époque, des pantalons, des burnous oubliés. Chacun apporte son obole : une charrette, des habits de mariage, des stocks de tuiles romaines, pour que revive l’oeuvre de Mammeri « la population ne nous a rien refusé », se souvient Bouguermouh, le tournage commence pendant l’hiver 1994. Il dure seize semaines, interrompu, repris, émaillé d’incroyables difficultés. Pour commencer, le Centre algérien du cinéma a détourné les sommes collectées par l’Association de soutien à la Colline oubliée. Quant à la pellicule prévue pour Bouguermouh, « on l’a donnée à une autre production», murmure de cinéaste. A force de protestation, l’argent sera rendu, mais bien plus tard. Heureusement, il y a les fonds venus directement de Kabylie, ces petites sommes qui donnent à Bouguermouh la force et les moyens de Crier : « Moteur ! ». Les comédiens sont tous des amateurs, recrutés sur le terrain après plus de 1 700 auditions. Des jeunes hommes et des jeunes femmes confondants de vérité. Bouguermouh est libre, cette fois, libre de ses mouvements, seul avec l’œuvre de Mammeri. Liberté provisoire. Pour des raisons de sécurité, il doit rester en Kabylie pendant que ses bobines partent à Alger. Le travail de laboratoire est confié à l’entrepris nationale de production audiovisuelle (ENPZA). Chaque soir, Bouguermouh discute une heure ou deux au téléphone avec les techniciens. Il demande un montage large, soucieux de pouvoir le retravailler lui-même, un jour, ailleurs…. Le résultat est catastrophique. Mixage, étalonnage tout est à refaire. Mais le film existe. Et Bouguermouh, malgré tout, consent à le projeter en avant-première à la Maison de la culture de Tizi-Ouzou, le 21 décembre 1994. La foule se presse. C’est a peine si elle remarque les défauts techniques. Seule compte cette nouvelle langue qui apparaît au cinéma, ce parler amazigh et les images tournées dans la petite et la Grande Kabylie. Réconforté par l’accueil des siens, Bouguermouh songe à la poste-production. Il faut refaire le montage et la bande-son, revoir le rythme, sous-titrer en français, ajouter la musique, le générique. Pendant l’année 1995, Bouguermouh porte son film comme un enfant malade dans un Paris indifférent, sauf quelques amis dont le comédien Daniel Prévost. Le cinéaste s’épuise. Son cœur manque de lâcher. Des prétendus donateurs font faux bond. Mais l’association des juristes berbères de France finit par convaincre un vrai mécène, Mohammed Sâadi, un expert-comptable passionné de culture amazighe. Bouguermouh peut s’atteler aux travaux de finition. Début 1996, le film prend sa forme définitive en version kabyle sous-titrée. Il est trop tard pour Canne, la sortie publique en Algérie est maintenant prévue pour la fin de l’été 1996. Bouguermouh lui, s’apprête à quitter Paris avec le sentiment d’être allé au bout de son rêve d’il y a trente ans, d’avoir tenu la promesse faite à l’ami disparu, à un peuple, à la kabylie. Il est confiant. La preuve ? Il parle déjà de tourner un deuxième film, d’après les mémoires de la mère du poète Jean Amrouche. Un film en tamazight évidemment. L’homme, soudain, semble pressé. On pense à la première phase du roman de Mammeri : « le printemps, chez nous, ne dure pas ».

Eric Fottorino

In LE MONDE du Jeudi 30 Mai 1996

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