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 Le sens de la pudeur

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MissNchrea
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Date d'inscription : 31/07/2008

MessageSujet: Le sens de la pudeur   Ven 20 Juil - 12:30

Le sens de la pudeur
La pudeur se définit par la décence du langage et par le savoir-faire du comportement ; elle se désigne, dans l'un et l'autre cas, par la pureté des sentiments. L'Islâm en fait une vertu qui, au même titre que les autres prescriptions morales, mesure le degré de la foi du croyant.


La pudeur se définit par la décence du langage et par le savoir-faire du comportement ; elle se désigne, dans l'un et l'autre cas, par la pureté des sentiments. L'Islâm en fait une vertu qui, au même titre que les autres prescriptions morales, mesure le degré de la foi du croyant. «La pudeur est une des branches de la foi”, dit le Prophète qui ajoute : “ A chaque religion sa morale ; celle de l'Islâm se fonde sur la pudeur”.
La pudeur consiste à se retenir de dire quelque chose, réellement ou apparemment, de détestable. Le pudique ressent la honte en lui-même chaque fois qu'une parole repoussante lui est attribuée. L'effronterie, l'insolence, l'irrévérence..., qui souillent les discussions, provoquent en son for intérieur des blessures morales dont les souffrances, si légères soient- elles, altèrent l'expression de sa physionomie. Quant aux propos obscènes, même sous forme de chansons en vogue, il se gardera de les prononcer ou de les entendre, d'autant plus qu’ils sont le fait de gens aux mœurs rudes et qu’ils relèvent de fautes condamnées par la morale islamique. “La pudeur, dit le Prophète, s’insère dans la foi, et la foi conduit au Paradis. Quant aux propos indécents, ils s’inscrivent dans la rudesse des caractères, et celle-ci mène en Enfer”.
La pudeur consiste également à s’abstenir de placer son prochain dans la gêne par un comportement discourtois; la familiarité, où se mêlent l’outrance des mots et les dérangements désagréables, incommode les gens dont la bonne conduite leur interdit de rabrouer les opportuns parce qu’ils n’aiment pas précisément la laideur du langage et se défendent de porter atteinte à l’amour-propre de l’homme. Le Coran donne l’exemple de ces musulmans qui indisposaient le Prophète dans ses appartements tandis que celui-ci, l’impertinence n’étant pas de ses habitudes, n’osait pas les congédier. “O vous qui croyez ! N’entrez pas dans les demeures du Prophète à moins qu’une invitation à un repas ne vous soit faite; et encore faut-il attendre que le repas soit prêt. Lorsqu’on vous appelle, entrez donc et retirez-vous après avoir mangé, sans chercher à engager des conversations familières, cela peinerait le Prophète car il a honte devant vous, tandis que Dieu n’a pas honte de la vérité”. (S.33, 53). Ce verset nous indique une des manières de bien faire afin que les relations humaines soient empreintes de cordialité réciproque. Cependant, la pudeur ne doit pas être confondue avec la lâcheté. S’abstenir de dire ou de faire quelque chose ne veut pas dire se dérober à son devoir : la vertu se transforme en une faiblesse du caractère et en une insuffisance de détermination, si pour satisfaire son penchant à la flagornerie, l’homme tait son verbe pur et paralyse son geste noble.
La pudeur atteint la perfection lorsqu’elle couvre ces trois aspects : avoir honte vis-à-vis de Dieu ; avoir honte vis-à-vis des gens ; avoir honte vis-à-vis de soi-même. Celui que la témérité dispense de craindre Dieu ne se formalise pas quand il s’agit de troubler la quiétude réclamée par autrui. Il ne prend pas vraiment conscience que l’irrespect affiché n’est que la projection extérieure des imperfections établies à l’intérieur de lui-même. Inversement, celui qui piétine sa dignité envisage le bien dans le mal et le mal dans le bien; faisant fi des convenances, il n’attache point d’importance à la Loi divine d’où ce hadith : “Celui qui manque de pudeur devant les gens ne trouve alors aucune honte à désobéir à Dieu”.
Ainsi, ceux qui, au mépris des conventions sociales, ne voient pas de relation entre la honte vis-à-vis de Dieu et la pudeur exigée en société se persuadent que le langage, dépouillé du rire déplaisant, et que l’acte, vidé de la démarche intempestive, ne sont que des attitudes affectées. Aussi prennent-ils des libertés qu’aucun frein n’arrête, sans rougir de leurs manières irréfléchies de se conduire, et sans s’embarrasser des ennuis causés aux autres. Le Prophète met en garde cette catégorie d’hommes qui retirent la pudeur de leur moralité été leur rappelle que lorsque Dieu veut faire tomber une personne dans la perdition, Il arrache en elle la honte ; la probité s’évacue aussitôt et cède son domaine au détestable. C’est alors que la Miséricorde du Très-Haut ne l’atteint plus.
L’énoncé de quelques hadiths nous éclaire sur la “pudeur” de Dieu, qu’il ne faut pas assimiler à celle de l’être humain” ; “Dieu, étant très Pudique, se voile le “visage” ; il appartient à celui d’entre vous qui se baigne de se couvrir les parties indécentes”. “Dieu est à la fois “Pudique” et Généreux; Il a honte lorsqu’un homme tend les mains pour recevoir et les retire ensuite tout à fait vides”. “Dieu a honte de la brutalité subie par la personne aux cheveux blancs”.
Si les divers signes de la honte sont visibles chez l’homme, il n’en est pas de même du Tout-Puissant, exempt de toute description en ce domaine. Par “pudeur divine”, nous comprenons plutôt que le Miséricordieux aime le beau et rejette la laideur, ordonne, à cet effet, le bien et interdit le mal. Ibn Al-Qayyam précise que “la pudeur du Seigneur vis-à-vis de Son serviteur prend des formes que la pensée ne saisit pas et que la raison ne peut pas qualifier; c’est une pudeur marquée par la générosité, la bienveillance et la majesté”. Quant à l’homme, sa pudeur relie sa conscience aux sentiments du cœur ; elle indique la souillure de l’âme lorsque ses manifestations ne s’établissent pas en règles de bonne conduite.
La pudeur, selon le soufisme, connaît trois degrés. Prendre clairement conscience que Dieu voit ce que fait Sa créature, engendre la première forme de cette vertu : “Il connaît parfaitement le contenu de vos cœurs”. (S. 57, 6); le croyant s’applique, avec persévérance, à obéir à Ses préceptes. Le sentiment que Dieu est avec Son serviteur et que ce dernier est très proche de Lui, l’élève au second stade. “Où que vous soyez, il est avec vous”. (S. 57,4); l’homme pieux s’assure alors que le Miséricordieux répondra à ses vœux et acceptera son repentir : “Dieu est en vérité celui qui revient sans cesse vers le pécheur repentant; il est miséricordieux”. (S. 2,37). Le détachement du cœur des choses d’ici-bas, au point de consacrer son temps au Seigneur des mondes, et de ne voir que Lui autour de soi, représente l’échelon le plus élevé du mysticisme en matière de pudeur.
D’une manière générale, les soufis considèrent qu’il ne faut s’attendre à aucun bon sentiment de l’homme dont le cœur se débarrasse de la pudeur. Que la créature humaine sache donc que le langage poli, dénué d’insanités, et le comportement sage et sensé sont agréés par l’Omniprésent, Lequel entend ce que Ses serviteurs disent et voit ce qu’ils font, car Il est plus proche d’eux qu’ils ne le supposent. “Nous sommes plus près de l’homme que la veine de son cou” (S. 50, 16). Passer outre à cette vertu entraîne d’autres turpitudes et peut conduire jusqu’à l’incrédulité. “Dieu ne pardonne pas à ceux qui sont incrédules, à ceux qui écartent les hommes du chemin de Dieu et qui ensuite meurent dans leur incrédulité”.


Publié dans : pudeur , Ramadhan 2011
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MessageSujet: Tim3amert ljame3 uKerri...   Ven 20 Juil - 19:31


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thiziri
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MessageSujet: Re: Le sens de la pudeur   Ven 20 Juil - 21:27

Merci MissNchrea et tikka pour le partage. Je ferai une simple remarque concernant le reportage sur El Djamaâ Oukerri. j'attire l'attention de tous sur le but noble de ce genre de "zaouia" et "medrasa", un act de contestation et de résistance et un endroit de savoir et de science. Je souhaite que ce site gardera toujours ce sens de pudeur et non une zaouia où l'on vient implorer " sidi" Mhend Oukerri pour réaliser nos voeux et nos prières. On doit être vigilant aux fanatiques religieux et aux charlatans qui sévissent ça et là . On doit nettoyer ces sites des différentes croyances qui associent un pouvoir divin à tel imam ou un tel cheikh.
J'aurais souhaité que le journaliste n'utilise pas le préfixe "SIDI" en parlant du Cheikh M'hand Oukerri. A mons avis on doit utiliser le préfixe de SIDI sauf devant le nom de notre prophète MOHAMAD Paix et salut sur lui. Sayidouna Mohamad (S).
Ne dit-on pas Cheikh Ibn Badiss, Cheikh El-Ibrahimi, Cheikh Saïd Salhi ..Cheikh Youssef El-yaâlaoui ect...On n'a jamais utiliser de préfixe sidi pour ces Chouyoukh (ces maîtres) Rahimahoum Allah (Que Dieu leur pardonne) et veille sur eux dans son paradis.
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