Thamurth Ith Yaala

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 BAC 2013 : Désordre et tricherie collective à Alger, Blida et Oran...

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tikka
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MessageSujet: BAC 2013 : Désordre et tricherie collective à Alger, Blida et Oran...   Mer 5 Juin - 15:50

Fait inédit dans les annales du baccalauréat : pour s’insurger contre l’introduction de questions dont le sujet «n’était pas au programme», des milliers de candidats à cet examen décisif (filière lettres et philosophie) ont protesté hier, créant une anarchie ayant perturbé le déroulement des épreuves dans des centres d’examen de plusieurs wilayas, notamment Alger, Blida et Oran, où des enseignants ont brisé le mur du silence.



Une tricherie générale a suivi ces actes de protestation, dénoncent les enseignants. La manifestation de colère s’est faite dans certains cas «de façon très violente», selon des surveillants, qui dénoncent la fuite en avant de la tutelle. Plusieurs surveillants que nous avons interrogés ont témoigné que des candidats «ont usé de violence physique ; ils sont sortis des salles d’examen et se sont regroupés dans la cour, ils ont pris leurs téléphones portables et ont communiqué avec autrui pour se faire aider dans leurs réponses», explique un enseignant, surveillant au lycée El Bachir El Ibrahimi au centre-ville d’Oran. Des faits très graves, compromettant la transparence et la crédibilité de cet examen, ont été signalés aussi au lycée Ahmed Zabana dans la commune de Hussein Dey, à Alger. Selon plusieurs enseignants chargés de la surveillance, «des candidats ont usé de violence physique». «Certains détenaient même des armes blanches, obligeant les surveillants à les laisser tricher», dénonce une enseignante qui est toujours sous le choc, vu l’ampleur de ces dépassements.

«Tout a commencé lorsque les candidats ont eu les sujets de l’épreuve de philosophie. Des larmes, des cris fusaient de partout. Certains candidats se sont évanouis. Les élèves étaient en colère contre le fait qu’un des sujets n’était pas au programme. Selon eux, il était supprimé dans le cadre du seuil défini par le ministère. Des candidats ont ensuite renversé des tables et menacé les surveillants. Cette situation a permis à nombre d’entre eux de tricher. Certains ont utilisé leurs téléphones, d’autres ont copié à partir des réponses de leurs camarades», révèle la même enseignante. «Des dépassements similaires ont eu lieu au lycée Okba, à Bab El Oued, dans la wilaya d’Alger, où la situation était impossible à maîtriser» et au CEM Meziane, dans la commune de Mohammadia, à Alger. Selon des surveillants des centres d’examen, les enseignants ont signalé ces faits dans leurs rapports.
Des vidéos mises en ligne par des élèves témoins renseignent sur l’ampleur de ces faits relevés dans un centre d’examen de la commune de Staouéli, à Alger.

Des actes de perturbation ont aussi eu lieu au technicum Bentouati de Chebli (Blida). «Après un moment de perturbation, le calme est revenu dans l’ensemble des classes. Les chargés du centre ont décidé une prolongation du temps imparti à l’épreuve afin de ne pas pénaliser le reste des élèves, sans procéder à l’expulsion de ceux à l’origine des troubles», assure la direction de l’éducation de la wilaya de Blida citée par l’APS. «L’incident s’est produit lorsque des élèves de la filière lettres et philosophie ont commencé à casser des chaises et des tables, dès qu’ils ont pris connaissance des sujets de philosophie, et ce, au motif que ces sujets n’ont pas figuré dans leur programme scolaire», a expliqué le chargé de l’information à la direction de l’éducation, Meftouh Mohamed, cité par l’APS.

Le responsable du centre d’examen concerné a également signalé une tentative d’agression de surveillants par des candidats ayant nécessité l’intervention des services de sécurité, a ajouté la même source. Immédiatement après avoir été informée de la situation, la directrice du secteur éducatif de la wilaya, accompagnée d’une représentante du ministère de tutelle et du chef de la daïra de Boufarik, s’est rendue sur les lieux ; un dialogue a été entamé avec les élèves pour les convaincre de reprendre leurs places et de terminer leur examen.
Des cas de tricherie collective ont été également relevés lors de ces troubles, selon M. Meftouh, qui signale leur mention dans un rapport.


La tutelle minimise


«Le chef de centre d’examen a contacté la direction de l’éducation, mais rien n’a été fait pour maîtriser la situation. Nous étions livrés à nous-mêmes. Nous avons souligné tous les dépassements dans le rapport remis hier», explique un surveillant du lycée El Bachir Ibrahimi d’Oran.
De son côté, le directeur de l’éducation de la région centre de la wilaya d’Alger, M. Mesbah, a minimisé l’ampleur des dépassements dénoncés par les enseignants relevant de son «territoire». «Il y a eu des actes de protestation de la part des élèves de lettres et philosophie à propos du sujet de philosophie. Nous affirmons que le sujet figure parmi les cours compris dans la partie du programme concernée par l’examen, tel que défini par la tutelle. La situation a été maîtrisée», explique le même responsable, qui dit parler des établissements se trouvant dans son territoire de compétence.

Notre interlocuteur reste sceptique concernant les faits rapportés par les enseignants, expliquant que la responsabilité incomberait aux surveillants qui doivent veiller à ce que les élèves soient «dépouillés» de leurs portables avant d’entrer en salle d’examen. Contacté pour connaître les mesures prises, le ministère de l’Education nationale a préféré nous orienter vers l’Office national es examens et concours. M. Merazi, secrétaire général de cet office, a minimisé l’ampleur de l’anarchie et de la perturbation.
Selon ce responsable, il s’agit de cas de panique manifestée par des candidats de la filière lettres et philosophie. M. Merazi rappelle que les candidats disposent de trois sujets au choix. «Si des cas de tricherie se manifestent, il y a trois surveillants dans chaque salle. Des mesures seront prises si ces cas sont signalés dans les rapports des chefs de centre d’examen», a-t-il soutenu. A souligner que les littéraires étaient hier à leur troisième jour d’examen. La philosophie est une matière essentielle à coefficient 6.

Fatima Arab


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MessageSujet: Re: BAC 2013 : Désordre et tricherie collective à Alger, Blida et Oran...   Mer 5 Juin - 16:35

Avec ou sans Boubouzid, là n'est pas la question ?
Benbouzid est parti. Faut-il pour autant s’en réjouir? Je ne le pense pas. Car j’estime que le mal ne réside pas en la personne elle-même ni en son incompétence.


Bien au contraire, ce bonhomme s’est révélé d’une redoutable efficacité, en ce sens qu’il a réussi à accomplir à merveille la tache qui lui a été assignée : former des générations d’analphabètes, mais qui savent lire et écrire, il faut le faire. Et c’est ce qui explique sa longévité au poste de Ministre de l’éducation. On ne change pas une équipe qui gagne diront les entraîneurs.

En effet, l’on a assisté à une véritable perversion de la mission de l’école. Jadis, l’objectif visé, pendant le primaire et en six années, est de faire apprendre à l’écolier trois notions de base : LIRE, ECRIRE et CALCULER. Les matières qui étaient dispensées, tant en Arabe qu’en Français avaient pour nom : LECTURE, ECRITURE et CALCUL. Leurs livres respectifs s’intitulaient, au risque de me répéter : Livre de lecture, livre de calcul.
Les arbres étant appréciés par leurs fruits, jugeons-en. A l’issue de l’examen de sixième d’antan, pour un élève moyen, les opérations sur les fractions, les calculs d’aires des formes géométriques les plus variées ainsi que le calcul du volume des solides qui y sont associées et bien d’autres notions élémentaires n’avaient aucun secret pour lui. Ajoutons à cela un bon niveau linguistique aussi bien en Arabe qu’en Français, permettant à l’enfant de rédiger correctement, en arabe et français, sans peine. En matière de lecture, les livres de Jules Verne et Jabran Khalil Jabran étaient connus de tous les écoliers. On est ainsi préparé pour le collège, l’enseignement moyen, puis plus tard le lycée et l’Université

Qu’en est-il aujourd’hui ? Langue (lougha), mathématiques, physique, éducation religieuse, éducation civique, histoire, géographie et autres sciences de la vie et de la nature avec leur panoplie de cahiers et livres respectifs sont le lot quotidien de nos enfants. Et pour quel fruit ?
Au bout de cinq années de bourrages intempestifs, nos enfants sont appelés à passer un examen que l’on ose appeler sixième. Le plus touchant dans cette histoire, c’est qu’au final nos malheureux enfants ne sont pas capables d’aligner trois phrases correctes pour exprimer une idée. Quant à ce que l’on appelle facticement mathématiques, nos écoliers ne savent plus ce que veut dire « calcul mental ». Un fruit bien amer, en vérité !

Illustration par un exemple du cru. Un jour je suis allé à la blanchisserie pour y déposer deux costumes et une veste à laver. Le costume faisant 200 DA et la veste 100 DA. Après avoir renseigné le bon, le jeune homme, qui avait la vingtaine, prit la calculatrice et commença à taper. Je lui dis, sur un ton étonné s’il avait besoin de recourir à la calculette pour ça. Il me répondit : « Allah Ghalab, je suis nul en maths » !

S’il y a bien un constat à faire, à partir de cette anecdote, s’il m’est permis de la qualifier ainsi, c’est que nos enfants ne réfléchissent pas. Non pas parce qu’ils en sont incapables ou encore frappés d’une quelconque déficience intellectuelle, mais simplement parce que nos doctrinaires ont voulu qu’ils soient ainsi.
Cette triste réalité ne date pas aujourd’hui, malheureusement, ni depuis l’arrivée de Ben Bouzid, mais elle remonte aux premières heures de l’indépendance. Les choix opérés en matière de politique d’éducation, notamment en ce qui concerne l’enseignement des langues, ne sont pas issues d’une volonté de construire des générations à même de prendre en main les destinées du pays, mais plutôt d’en faire des sujets dociles, malléables et manipulables à souhait.

Cette volonté s’est traduite, sur le terrain, à l’école, par le type d’enseignement choisi. En fait, c’est un enseignement, largement pratiqué dans les années 1940 à 1960 en France et aux Etats-Unis, exclusivement destiné aux migrants, aux minorités et autres attardés. Cette technique avait pour seul but : fournir à ces gens les rudiments nécessaires à leur incorporation dans le marché du travail, exploitation oblige.

Chez-nous, cette pratique a été systématique et se traduit par l’orientation vers l’image/l’objet, le mot, la relation entre les deux et le conditionnement des écoliers, durant six ou cinq ans autour de cette association. D‘où le reflexe de notre jeune homme de la blanchisserie :
CHIFFRES, NOMBRES = USAGE DE LA CALCULATRICE
Point d’imagination ! Donc point de réflexion.

Pire encore, ce type d’enseignement a fait en sorte que nos enfants, même arrivés au stade des études supérieures, n’ont qu’une connaissance superficielle des langues (Arabe et Français, j’entends). C’est ce qui a fait constater et dire à l’ambassadeur Américain, selon le câble révélé par WikiLeaks : « Les Algériens sont analphabètes trilingues (..) Incapables de commencer et finir une phrase dans la même langue (….) caractéristique de la tranche d’âge 20-40 ans ». Or sans maitrise d’une langue, comment peut on exprimer ses idées, dans un style clair voire élégant avec force et conviction comme le faisait Ferhat Abbas ou Bachir El Ibrahimi.
A défaut, on ne réfléchit pas, on ne dit rien donc et on se satisfait de ce que l’on veuille bien nous donner.
إذا مسَك الزمـان بضره فالبس له ثوبا من الرضــا
و ارقص للقرد في دولته وقل وحسرتاه على ما مضى
S’il t’arrive d’être touché par les désagréments du temps
Couvre-t-en d’un habit de résignation
Et danse dans le règne du singe
En disant : Oh tristesse sur les temps révolus


Ainsi donc, vous conviendrez, chers amis et lecteurs, que Benbouzid n’est pas le premier et ne sera pas certainement le dernier Ministre du secteur de l’Education à faire joujou avec nos enfants. Le mal est profond, très profond même, et est implanté pour bien longtemps. A moins d’un éveil des consciences.

Enfin, et pour rendre à César ce qui lui appartient, je voudrais signaler que mon écrit est largement inspiré de l’excellent ouvrage de Mme Malika Boudalia Greffou, sorti en 1989 et intitulé « L’école Algérienne d’Ibn Badis à PAVLOV ».
Je rends hommage à cette dame et à son courage pour avoir levé le voile, preuve à l’appui, sur la véritable nature de notre système éducatif.


Alger le 09 Septembre 2012.
Lamine-Khaled BOUFEDJI

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MessageSujet: Re: BAC 2013 : Désordre et tricherie collective à Alger, Blida et Oran...   Mer 5 Juin - 17:01

Normalement ce qui se passe avec notre système éducatif un bon exemple ou un problème physique à exposer aux bacheliers futurs "Epreuve Physique", Exercice Cinématique si je ne me trompe pas concernant "la chute libre" ... eh oui, vraiment on vit une chute libre du système éducatif en Algérie, Allah yester !!!!

D'ailleurs hier, sur la Chaine Ennahar, on a montré une video d'épreuve Bac, du jamais vu, la tricherie en live et en groupe, groupe d'élève autour de tables répondent aux épreuves, vraiment on a bien vu des tricheries, mais ce qu'on a montré sur Ennahar Hier, c'est plus que grave !!!!
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MessageSujet: Re: BAC 2013 : Désordre et tricherie collective à Alger, Blida et Oran...   Mer 5 Juin - 17:17

La corruption est en force, le talent est rare. Ainsi, la corruption est l'arme de la médiocrité qui abonde, et vous en sentirez partout la pointe.
Honore de Balzac.

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MessageSujet: Re: BAC 2013 : Désordre et tricherie collective à Alger, Blida et Oran...   Aujourd'hui à 6:06

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