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 Arezki Kehal, un des pères de la révolution algérienne.

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tikka
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MessageSujet: Arezki Kehal, un des pères de la révolution algérienne.   Mer 18 Mar - 11:54

Arezki Kehal, un des pères de la révolution algérienne
Sous l’impulsion de cette nouvelle équipe dirigeante, le PPA se développe rapidement, particulièrement auprès de la jeunesse algérienne. Arezki Kehal sera arrêté le 25 février 1938 en compagnie de Fillali M’barek, Lakhdar Hayaouani et Mohamed Guénanèche dans la maison de Moufdi Zakaria

Qui est Arezki Kehal ? Les livres d’histoire et les historiens, les Algériens le connaissent-ils ? De nombreux et illustres historiens le connaissent et ont parlé de lui. Né le 22 avril 1904 à Guenzet, il fera, dès son jeune âge, l’apprentissage de l’amour de la patrie. L’école coranique de son quartier, où il apprendra bien sûr le Coran, l’arabe et quelques éléments de fiqh, et l’école française du village où il atteindra le niveau du certificat d’études primaires, constitueront son seul parcours scolaire. La misère et le drame colonial que vivait le peuple algérien le frappent très tôt. Jeune déjà, il appelait au changement et à une action politique contre l’oppression. Le chômage le chassera d’Algérie ; il ira s’installer en France et se ralliera, en 1931, à l’Etoile Nord-africaine, dans le XXe arrondissement de Paris. Avec d’autres militants, Amar Imache, Belkacem Radjef…il se lance dans la rédaction du journal « El Ouma », organe par le biais duquel seront diffusées leurs idées dans le milieu ouvrier, en France. En 1933, les services de police le décrivent comme étant « … un militant très actif ».

Il est, en outre, l’un des membres fondateurs du parti populaire algérien (PPA). En effet, le 11 mars 1937, à Nanterre, lors d’une réunion des « Amis d’El Ouma », successeur de l’ENA dissoute, la première direction du PPA est instituée. Messali Hadj en est président et Arezki Kehal est désigné trésorier général. Ce dernier commence à prendre une dimension politique avec le départ de Messali à Alger en juin 1937. Lui et Abdallah Fillali seront les principaux dirigeants du nouveau parti. Effectivement, après l’arrestation de Messali, Arezki Kehal, en compagnie de Fillali, se rend à Alger dès le 3 septembre pour prendre la direction du parti. Fin septembre, lui et Mohamed Guenanèche rencontrent le Cheikh Ibn Badis. A la fin de la réunion, ce dernier fait part de son aspiration à l’indépendance, déclarant que l’épreuve avec le front populaire est suffisamment édifiante.

Un accord est pris entre les deux forces politiques en vue de mettre fin à la polémique et d’opérer un rapprochement entre le PPA et l’Association des Oulémas. Sous l’impulsion de cette nouvelle équipe dirigeante, le PPA se développe rapidement, particulièrement auprès de la jeunesse algérienne. Arezki Kehal sera arrêté le 25 février 1938 en compagnie de Fillali M’barek, Lakhdar Hayaouani et Mohamed Guénanèche dans la maison de Moufdi Zakaria. Même à la prison Barberousse, il continuera son activité politique et militante en donnant des cours. M.Guenanèche, son compagnon de captivité et co-partisan dira : « Il fait passer ses camarades d’un nationalisme sentimental à l’action politique révolutionnaire. » La maladie (mal soignée), 14 mois d’emprisonnement et plus de 6 mois de souffrances viendront à bout de ce lutteur pugnace.

« Kehal n’a été envoyé à l’hôpital qu’après d’énormes difficultés, et bien après que le mal eut fait ses ravages…à l’hôpital, il fut isolé avec un agent de police de garde pendant 24 heures, on ne permettait à personne de le voir », témoigne Abou Ali, un compagnon du martyr. Il décède le 14 avril 1939. L’un des précurseurs de la guerre de Libération aura droit à des funérailles nationales ; plus de 15 000 personnes (dont beaucoup de femmes) suivront le cercueil recouvert, pour la première fois, de l’emblème national. Sa dépouille déposée au domicile de Cheikh Ahmed Bouda, à Belcourt, sera transportée à Guenzet, son village natal, à la demande de sa mère. Toute la population de Guenzet, et celle des villages avoisinants, l’attendaient pour un dernier hommage. L’hymne « Fidaou El Djazair » est composé en l’honneur du PPA et de son martyr. Selon Messali, Arezki avait sacrifié sa vie pour sauver la sienne, jugée plus nécessaire à l’Algérie.

Arezki Kehal, un homme qui, en son temps, avait choisi de brûler sa vie par les deux bouts, parce qu’il voulait que sa destinée se confonde avec l’objet de sa passion, c’est-à-dire son pays. Beaucoup essaient de récupérer l’image de cet homme illustre et pourtant inconnu de la nation algérienne. Son père l’avait « ressuscité » dans les années 1980 pour une histoire de pension ; Abou Ali témoigne : « Kehal laisse derrière lui une femme, des enfants et une pauvre maman. » Symbole d’intelligence, de droiture, de courage et de sincérité, cet homme est mort pour l’indépendance de l’Algérie, à laquelle il a appelé avant les autres. Son pays l’a oublié, l’a mis au placard et c’est peut être mieux ainsi pour lui. Il n’aura pas besoin d’une licence de taxi, ni d’une pension. Un lycée à Harbil et une clinique à El Biar ont été baptisés du nom de ce martyr, que l’on sort à toutes les occasions du côté de Guenzet des Béni Yala. Nabil Lalmi

N B : Cet article, rédigé par Nabil Lalmi peu avant sa mort, est publié à titre posthume
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MessageSujet: Le prix Nabil Lalmi est né.   Mer 18 Mar - 12:24

l’initiative d’un noyau de journalistes, Zohir Charef (El Khabar), Imed Sellami (Le Soir d’Algérie), Kamel Beniaiche (El Watan), Hamouda Laidaoui (Attaché de presse de la wilaya) et Faouzi benkari (Journaliste-enseignant à l’UFAS), le club Nabil Lalmi est né.

C’est dans ce cadre que nous pouvons rendre le plus bel hommage qui soit à Nabil Lalmi et à tous les hommes de l’ombre, dans cette belle et fertile terre d’Algérie. « N’ayant ni le caractère d’une association socio-professionnelle, ni celui d’une structure syndicale, le club n’a pour seul et unique objectif que la valorisation des écrits journalistiques d’un certain niveau », souligne F. Benkari, le président de ce club, s’apparentant plutôt à une fondation. Ne faisant pas les choses à moitié, les membres fondateurs de ce forum viennent de lancer le prix Nabil Lalmi, devant sanctionner les meilleurs articles journalistiques et photos, réalisés par les confrères de la presse écrite dans les deux langues.

Les distinctions (au nombre de trois) seront décernées au mois de février de chaque année. La première édition du Prix Nabil Lalmi est prévue pour le 8 ou le 9 février 2010. Les modalités de participation seront prochainement fixées. Pour commémorer le 40e jour de la disparition de notre cher et regretté journaliste, le club invite la corporation à une cérémonie de recueillement qui aura lieu le vendredi 20 mars 2009, à partir de 8h30, au cimetière Sid El Khier où reposent Nabil et son enfant Akram.

Nabil mon ami ! Déjà 40 jours, et ton image est toujours là, présente parmi nous, dans le cœur de tous ceux qui ont appris à te connaître, à te côtoyer et vivre dans l’environnement qui était le tien. Ainsi va la vie très cher ami. Tu nous as fait tes adieux sans jamais partir de nos cœurs, nos pensées, nos souvenirs, toi pourtant qui tenais à rester effacé, toujours dans l’ombre de ton ombre, gardant sans cesse le cœur sur la main. Rien, en effet, très cher frère, ne pourra nous faire oublier de si tôt l’image déchirante de ton dernier voyage, précédant ton fils Akram, pour lequel tu luttais sans répit, mais que la mort a choisi finalement d’arracher à la vie, pour l’autre vie éternelle toujours à tes côtés, toi qui le chérissais tant. Hier encore, au cœur de cette cérémonie de l’amitié et de la sportivité que Bordj accueillait, alors que l’entente et le CABBA se réconciliaient, beaucoup de tes amis, de tous ceux qui ont appris à lire ton verbe et ton sujet, te contaient encore, l’émotion à son paroxysme, l’envergure de ta modestie, ton humilité à défier tous les orgueils, tout juste s’ils ne venaient pas à tes nouvelles, toi que je n’ai pas rencontré depuis 40 jours déjà. Ainsi va la vie très cher ami ! Moi qui t’ai connu sans trop te connaître, mais qui te connais davantage maintenant, et qui regrette de ne pas t’avoir beaucoup connu, avec ta modestie, tes traits au quotidien, une barbe souvent oubliée et ton regard perçant, avec un brin d’arrogance, qui n’en était pas une, sinon la patience d’un homme que la maladie de son fils rongeait. Le printemps est venu, et sur vos tombes fleurissent de merveilleux souvenirs qui nous animent chaque jour un peu plus, accroissant notre estime et juste reconnaissance envers un ami, un frère, qui se faisait aussi petit, oubliant sa grandeur, comme pour nous dire, à chaque fois, que tout a une fin, que la mort pouvait donner la vie et que la vie ne s’achève jamais. C’est pour cela que nous avons décidé de ne jamais enterrer ta mémoire.

Farouk-Zoghbi (doyen des correspondants et journalistes de Sétif)

Kamel Beniaichhe, El Watan
...Repose en paix mon ami.
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